La nouvelle législation, adoptée mercredi dernier par le parlement turc, interdit aux jeunes de moins de 15 ans de s'inscrire sur les réseaux sociaux. Selon l'agence Anadolu, ce texte impose aussi aux plateformes numériques d'installer des systèmes de vérification d'âge afin de contrôler l’accès des mineurs.
Contrôle parental et réaction rapide
Les outils de contrôle parental permettront aux parents de gérer le temps d'écran et les dépenses en ligne des jeunes. En cas d'urgence, les plateformes devront intervenir dans l'heure qui suit la diffusion de contenus jugés nuisibles, comme l’a souligné la chaîne d'information NTV.
Cette loi prendra effet six mois après sa publication au journal officiel, comme l'a précisé Anadolu. D'autres pays, tels que la France et certains États de l'UE, discutent également d'interdictions similaires concernant l'accès des jeunes aux réseaux sociaux.
Emmanuel Macron, le président français, a récemment évoqué l'idée d'une "journée sans connexion" pour rétablir des activités comme la lecture ou le sport chez les jeunes, avant une réunion européenne sur cette problématique. Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, a également participé à des discussions avec plusieurs dirigeants de l'UE sur cette question.
Une préoccupation internationale?
Le texte de loi français, qui a été examiné au Sénat, a opté pour un système à deux vitesses. Les discussions se poursuivent pour déterminer si cette approche est compatible avec les règlements européens en vigueur.
En Grande-Bretagne, un processus de consultation est en cours pour évaluer l'impact des réseaux sociaux sur la vie des jeunes. Pendant ce temps, l'Australie a été le premier pays à instaurer une interdiction similaire, bien que l’application de cette loi rencontre des difficultés. De nombreuses études montrent que malgré ces restrictions, une part importante des jeunes continue d'accéder aux réseaux sociaux.







