En raison d'un approvisionnement insuffisant en boîtes de vitesses, l'usine Stellantis de La Janais, située à Chartres-de-Bretagne près de Rennes, a annoncé une suspension de ses lignes de production pour une durée de trois jours, allant du 22 au 24 avril. Cela concerne le modèle C5 Aircross, dont la fabrication est impactée par cette difficulté logistique.
Ce nouvel arrêt ne fait qu'exacerber les préoccupations des employés de l'usine. D'après Stellantis, les besoins autour de ce véhicule dépassent les prévisions initiales du groupe. Mais du côté syndical, des voix s'élèvent pour dénoncer un traitement inéquitable. Didier Picard, représentant de la CFE-CGC, explique que d'autres usines, comme celles de Sochaux en France ou de Melif en Italie, ont été priorisées dans l'approvisionnement, suscitant des inquiétudes pour l'avenir du site rennais. "Cela compromet le lancement du C5 Aircross et suscite des doutes parmi les salariés", souligne-t-il.
Un second véhicule toujours très attendu
Le C5 Aircross, lancé en juillet 2025, a apporté un certain souffle à l'usine de La Janais, qui fonctionne actuellement sur un modèle mono-produit, une situation jugée risquée par les représentants syndicaux. "Il n'y a pas de seconde chance", avertit la CFDT, le principal syndicat de l'établissement. Actuellement, environ 400 véhicules sortent des chaînes de l'usine chaque jour, une baisse significative par rapport au rythme de lancement initial qui voyait jusqu'à 150 personnes engagées pour augmenter la production.
Les craintes sont accentuées par un ralentissement du marché automobile, alors que les jours fériés de mai sont confirmés. "Il aurait été préférable d'être appelés à travailler", a exprimé la CFDT, insistant sur une dynamique du secteur trop faible. L'annonce d'un nouveau modèle est attendue avec impatience, mais pour l'heure, l'usine, qui emploie 1 300 salariés, voit son effectif réduit de quatre fois par rapport à une décennie passée.







