Jeudi, la Grande-Bretagne a annoncé qu'environ quarante pays étaient réunis pour discuter d'une initiative conjointe visant à rouvrir le détroit d'Ormuz. Cette réunion survient après que le président américain, Donald Trump, a pressé les nations consommant du pétrole dans la région à rétablir elles-mêmes le trafic via cette voie maritime cruciale. Actuellement, ce détroit, par lequel transite près de 20% de l'approvisionnement mondial en pétrole et en gaz naturel liquéfié, est de facto fermé par l'Iran, en réaction à des frappes israélo-américaines. La nécessité de rouvrir cette voie est devenue urgente face à l'envolée des prix de l'énergie.
La réunion par visioconférence, présidée par Yvette Cooper, a débuté dans l'après-midi, rassemblant des représentants de diverses nations. "Nous devons nous concentrer sur l'établissement de solutions diplomatiques et internationales, mobilisant nos outils diplomatiques et économiques ainsi que les moyens de pression nécessaires", a-t-elle souligné en ouverture de la réunion. Notons que les États-Unis n'étaient pas représentés, selon un officiel.
Macron écarte l'hypothèse d'une intervention militaire dans le détroit
Le président français Emmanuel Macron, en visite d'État en Corée du Sud, a rejeté l'idée d'une intervention militaire pour sécuriser le détroit d'Ormuz. Il a déclaré : "Il ne s'agit jamais de l'option que nous envisageons car cela serait irréaliste. Une telle démarche prendrait un temps infini et mettrait en danger tous ceux qui y navigueraient, exposés aux risques des Gardiens de la Révolution et aux attaques de missiles balistiques." Ainsi, les Européens sont restés sceptiques face à la demande de Donald Trump d'envoyer des navires dans la région, de peur de s'impliquer davantage dans le conflit.
"La coalition se trouve encore à ses débuts," a indiqué un diplomate européen, alors que les discussions s'articulent autour des pays prêts à s'engager.
Une réunion entre les pays du G7 et ceux du Golfe la semaine prochaine
Dans ce contexte, une rencontre entre les membres du G7 et les pays du Conseil de Coopération du Golfe est déjà prévue pour la semaine prochaine. Le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Pascal Confavreux, a souligné que cette réunion contribuerait aux préparatifs de la conférence à venir.
Guillaume Vernet, porte-parole du chef d'état-major des armées françaises, a ajouté qu'une opération ne pourra se mettre en place qu'après une cessation des hostilités dans la région. La clé de ces discussions réside dans la garantie de la sécurité des armateurs pour permettre à leurs navires de retrouver le chemin de la mer et diminuer les coûts d'assurance. Des échanges avec l'Iran peuvent également se profiler à l'horizon, toutefois, la situation demeure compliquée.
"Il faudra rassembler un sufficient volume de navires et assurer une coordination efficace entre les forces en mer et dans les airs, ainsi qu'un partage des renseignements,"> a-t-il explicité.







