Le ragondin (Myocastor coypus), un rongeur semi-aquatique, originaire d’Amérique du Sud, a été introduit en France au XIXe siècle pour son élevage et sa fourrure. Depuis, il a proliféré et sans prédateurs naturels, cet animal envahit les berges de nos rivières, apportant avec lui son lot de problèmes.
Les risques liés à l’arrivée des ragondins
Reconnaissable à son pelage brun et à ses incisives proéminentes, le ragondin se reproduit à un rythme alarmant, avec jusqu’à trois portées par an, chacune pouvant donner naissance à sept petits. Cette prolifération nuit particulièrement à la biodiversité locale, car le ragondin concurrence les espèces endémiques et perturbe les écosystèmes. Son urine et ses excréments peuvent également être responsables de zoonoses comme la leptospirose et la salmonellose, qui posent des risques pour la santé humaine et animale.
Destruction d’habitats et nuisances
Ce rongeur a un impact direct sur ses habitats, notamment par l’érosion des rives. Les terriers qu’il creuse pour nicher, pouvant atteindre six à sept mètres de long, affaiblissent les berges et modifient le lit des cours d’eau. Au-delà, sa diète alimentaire affecte les cultures : il se nourrit de céréales, fruits et légumes, causant ainsi des dommages importants aux exploitations agricoles.
Prévenir et éloigner les ragondins
Pour éviter l’installation de ragondins, la prévention est essentielle. Voici quelques méthodes efficaces :
- Entretien régulier des berges et fossés pour dissuader les rongeurs de s’y installer.
- Installer des clôtures solides et profondes pour protéger vos cultures et votre jardin.
- Protéger les composts et déchets verts, car la nourriture est un fort attractif pour ces rongeurs.
Si des ragondins s’installent malgré vos efforts, plusieurs solutions existent. Vous pouvez essayer de les effrayer avec du bruit ou un jet d’eau. Le piégeage en utilisant des dispositifs adaptés est également une option, mais il est impératif d’informer votre mairie de cette démarche. En cas de surpopulation, faire appel à des professionnels reste la meilleure solution, car l'utilisation de poisons pour les éliminer est strictement encadrée et peut présenter des risques environnementaux.







