La lathrée clandestine (Lathraea clandestina) est une plante vivace fascinante, souvent ignorée dans les sous-bois européens. Présente principalement sur la côte atlantique de la France, elle prospère dans les forêts humides et fraîches, témoignant d'une rusticité impressionnante, résistante jusqu’à -15°C.
Une plante discrète, mais captivante
Contrairement à la plupart des végétaux, la lathrée ne se distingue pas par des feuilles verdoyantes. En effet, son absence de chlorophylle lui vaut d'avoir des écailles charnues, à peine visibles au ras du sol. Grâce à ses rhizomes développés et cachés, cette plante unique se nourrit des nutriments des arbres hôtes, sans jamais les affaiblir. On la trouve généralement en symbiose avec des espèces comme le saule (Salix), le peuplier (Populus), ou encore l’aulne (Alnus).
Une floraison intrigante au printemps
Chaque printemps, la lathrée clandestine se réveille en révélant de belles fleurs tubulaires, mauves à violet pourpre, qui attirent néanmoins peu d’attention, bien que leur nectar soit convoité par des pollinisateurs tels que le bourdon. Les fleurs, qui apparaissent en grappes sur des tiges de 3 à 5 cm, éclosent de mars à mai, avant de laisser place à des capsules renfermant des graines qui s'éparpillent au vent.
Une fois dissipée, la plante ne laisse derrière elle qu'un vide, réapparaissant l'année suivante, tandis que ses graines peuvent prendre jusqu'à dix ans avant de se transformer en nouvelles fleurs.







