À partir du 28 août, des millions de propriétaires vont recevoir leur avis de taxe foncière pour 2025. Malheureusement, il faut s'attendre à une hausse significative de cet impôt local, qui sera en moyenne de 1,7 % par rapport à l'année précédente.
Taux de taxe foncière : de grandes disparités
Les données de la Direction générale des finances publiques révèlent d'importantes inégalités territoriales. Le montant moyen par propriétaire peut varier du simple au triple d'un département à l'autre. Les départements d'Outre-Mer et ceux de la région Île-de-France sont les plus touchés. En tête de liste, Mayotte affiche une taxe foncière moyenne de 3 646 euros, suivie de près par la Seine-Saint-Denis et le Val-de-Marne avec respectivement 3 642 euros et 2 949 euros. D'autres départements comme la Guyane, l'Essonne et le Val-d'Oise viennent ensuite, avec des montants variant entre 2 724 et 2 931 euros. À Paris, les propriétaires paient en moyenne 2 450 euros.
Comprendre les chiffres : le rôle des multi-propriétaires
Il est important de noter que ces montants élevés s'expliquent notamment par un grand nombre de multi-propriétaires dans ces régions. En ajustant les chiffres en fonction de l'impôt moyen par habitation, on observe une réduction significative : la taxe foncière serait de 1 214 euros en Seine-Saint-Denis et seulement 693 euros à Mayotte.
Les départements les moins touchés
À l'opposé, les départements ruraux affichent des taux de taxe foncière beaucoup plus bas. La Creuse, par exemple, a une taxe foncière moyenne de 1 036 euros par propriétaire. D'autres départements comme la Vendée (1 038 euros), la Haute-Corse (1 082 euros), l'Indre (1 146 euros) et les Côtes-d'Armor (1 184 euros) suivent également avec des montants raisonnables.







