La France métropolitaine compte environ 55 millions d'hectares, dont plus de 28 millions sont des terres agricoles. La distinction entre terre agricole et terrain constructible est cruciale pour quiconque envisage des projets immobiliers. Cet article se penche sur les différences fondamentales entre ces deux types de terrains.
Identification de la nature d'un terrain
Pour acheter ou vendre un terrain, il est primordial d'en connaître la nature et les spécificités. En France, il existe huit types de terrains classifiés selon leur usage :
- Terrain en lotissement
- Terrain en diffus
- Terrain constructible
- Terrain à bâtir
- Terrain viabilisé
- Terrain agricole
- Terrain naturel
- Terrain non constructible
Ces terrains sont répartis en quatre zones : urbaine (U), à urbaniser (AU), agricole (A) et naturelle (N). Le Plan Local d'Urbanisme (PLU) détermine la classification de chaque terrain et peut être consulté en mairie ou sur le site officiel Géoportail.
Définition d'une terre agricole
Classée en zone agricole sur le PLU, une terre agricole est essentiellement destinée à l'exploitation. Elle abrite des cultures, des prairies, ou des exploitations agricoles. Les possibilités d'exploitation incluent :
- Production alimentaire (céréales, maraîchage, etc.)
- Jardins familiaux
- Élevage de bétail
- Production laitière et biocarburants
Les terres agricoles se distinguent des forêts, souvent classées en zone naturelle. La taille, la qualité du sol et l'usage local influencent leur valeur.
Qu'est-ce qu'un terrain constructible ?
Un terrain est considéré constructible lorsqu'il est apte à accueillir des constructions, qu'il s'agisse de maisons ou d'autres infrastructures. La détermination de cette constructibilité dépend de la réglementation communale, inscrite dans le PLU. Pour être constructible, un terrain doit satisfaire certains critères, notamment :
- Être situé en zone urbaine (U)
- Disposer d'un certificat d’urbanisme
- Être viabilisé
- Avoir un sol adapté, confirmé par une étude
- Respecter les règles environnementales
Différences clés : usage et valeur foncière
Deux différences majeures se dessinent entre terres agricoles et terrains constructibles : l'usage autorisé et la valeur foncière.
1re différence : l'usage autorisé
Les terres agricoles sont exclusivement réservées à l'agriculture, tandis que les terrains constructibles permettent la construction de diverses infrastructures après obtention d'un permis.
2e différence : la valeur foncière
La valeur d'un terrain dépend de plusieurs éléments comme :
- Nature du sol
- Emplacement
- Environnement
- Potentiel de construction
En général, un terrain constructible affiche une valeur bien plus élevée qu'une terre agricole, influençant également la fiscalité respective.
Possibilité de transformation d'une terre agricole
Transformer une terre agricole en terrain constructible est possible, mais complexe. Cette démarche nécessite le déclassement auprès des services d'urbanisme. Les chances de succès augmentent si les constructions envisagées sont liées à l'activité agricole ou si la maison est destinée à être la résidence principale.
Le propriétaire doit apporter des justifications appropriées, telles que l'importance de la construction pour l'exploitation agricole, et obtenir un avis favorable de la Commission départementale des espaces agricoles (CDCEA).
En résumé, bien comprendre les distinctions entre terre agricole et terrain constructible est essentiel pour toute personne impliquée dans des projets d'acquisition ou de développement immobilier. Il est conseillé de consulter divers documents, tels que le cadastre et le PLU, pour s'assurer de la qualification d'un terrain.







