Alors que les prix affichent une hausse modérée de 1,1 % fin septembre 2024, le pouvoir d’achat des Français demeure fragile.
Avec un taux d’inflation de 1,1 % en septembre, en forte baisse par rapport à 4,9 % l’année précédente, on pourrait espérer une amélioration du pouvoir d’achat. Cependant, les réalités économiques disent le contraire.
Une inflation en déclin
En septembre, l’INSEE a constaté une augmentation des prix correspondante à 1,1 % sur un an, le reflétant comme la plus faible depuis 2021. Cette décélération est liée à une chute significative des prix de l’énergie, qui ont baissé de 3,3 % sur un an, similaire à la dynamique observée au niveau du pétrole. De plus, la hausse des prix des services diminue, passant de 3 % à 2,5 % en glissement annuel.
Les prévisions des instituts économiques laissent entrevoir une poursuite de cette tendance à la baisse, à condition d’éviter des tensions géopolitiques majeures.
Les Français modèrent leurs dépenses
Malgré des chiffres d’inflation apaisants, de nombreux consommateurs choisissent de restreindre leurs achats. Une enquête de l’UFC-Que Choisir révèle que seulement 35 % des participants reprennent une consommation normale suite à la baisse des prix. Les plus touchés sont les foyers unipersonnels et ceux avec enfants.
Les données indiquent que parmi les catégories socio-professionnelles, les retraités limitent le moins leurs achats (59 %), tandis que 68 % des étudiants et 67 % des actifs expriment des restrictions. Les revenus jouent un rôle crucial, les personnes gagnant moins de 1000 euros par mois (83 %) faisant davantage de concessions comparé à celles touchant plus de 4000 euros (60 %).
La flambée des prix, amorcée à l’été 2021, avait atteint des niveaux records de plus de 6 % entre juillet 2021 et juillet 2022. La hausse cumulée des prix à la consommation a culminé à +13,6 % entre janvier 2022 et janvier 2024, érodant ainsi le pouvoir d’achat. Une majorité de consommateurs indiquent être affectés par cette situation et ajustent leurs choix, se tournant vers des alternatives moins chères et réduisant les achats non essentiels.
Astuces pour optimiser ses dépenses
Pour mieux gérer leur budget, les ménages prennent la décision d'abandonner certaines dépenses, qu’il s’agisse d’alimentation, de vêtements ou de loisirs.
Pour réaliser des économies au quotidien, établir un budget mensuel s'avère incontournable. Lister les dépenses permet de bien gérer ses finances en assurant que les coûts tels que le loyer, les courses et les factures d'électricité ne dépassent pas les revenus.
Utiliser des applications de gestion budgétaire peut faciliter cette tâche, permettant de catégoriser les dépenses et d’obtenir des alertes en cas de dépassement. De plus, se tourner vers la seconde main dans les domaines tels que l'habillement ou le mobilier peut offrir des économies considérables, avec des trouvailles à faire sur les brocantes ou vide-greniers.
Enfin, un ménage français moyen possède environ dix abonnements, représentant un coût d’environ 70 euros par mois. Nombre d’entre eux ne sont pas utilisés, entraînant ainsi un gaspillage financier. Pour éviter des dépenses inutiles, un tri dans les abonnements tels que téléphone, Internet ou plateformes de streaming est conseillé.







