Si des mets comme le saumon fumé et le foie gras de canard sont des incontournables des repas de Noël, il est temps de réfléchir à leur impact sur notre environnement avant de les consommer.
En 2016, nous vous parlions déjà de l'avocat, ce fruit prisé pour ses bienfaits, qui était devenu responsable d'une déforestation inquiétante au Mexique. De même, le saumon, largement produit en aquaculture, représente une menace écologique. Pour ces fêtes de fin d'année, le constat reste préoccupant. Homard, saumon fumé, foie gras et fruits rouges contribuent à un bilan carbone alarmant. Décryptage des choix à éviter.
Les dangers du homard et du saumon
Prévoyez-vous de servir du homard en entrée ? Attention, ce crustacé n’est pas de saison en France, où il n'est pêché qu’entre avril et août. Pour Noël, vous risquez de consommer du homard canadien, qui parcourt environ 6000 kilomètres avant d’arriver dans votre assiette. Quant au saumon, des études révèlent que sa consommation peut être risquée. En 2014, 60 millions de consommateurs avait dénoncé le manque de réglementation des résidus de toxines présents dans ce poisson d'élevage.
La délicate question du foie gras
Le foie gras, une spécialité gastronomique française, est au cœur des controverses. Sa production, critiquée pour des pratiques cruelles, est interdite dans plusieurs pays. Approximativement 29 % des Français choisissent aujourd'hui de s’abstenir d’en consommer pour des raisons éthiques. La réalité est qu’aucune méthode ne justifie le fait de tuer un animal pour le manger, même lorsque les éleveurs respectent les conditions d’élevage.
Fruits et chocolat : des choix à revoir
Pour les desserts, les fruits de saison, tels que les fruits rouges, devraient être évités. Lorsque disponibles en dehors de leur saison naturelle, ils proviennent souvent de pays comme l'Espagne ou l'Égypte, ce qui n'est pas très respectueux de l'environnement. En ce qui concerne le chocolat, malgré son attrait, la culture du cacao soulève des préoccupations majeures : conditions de travail précaires pour les cultivateurs et déforestation liée à sa production. Cela viennent remettre en question notre intolérable gourmandise.
Rappelons que cette liste doit être considérée sans culpabilité excessive, car Noël reste avant tout un moment de partage et de célébration autour de la table.







