Depuis le 1er octobre 2019, le Plan Épargne Retraite (PER) remplace progressivement les anciens dispositifs d’épargne retraite. Accessible à tous, il doit être souscrit auprès d’un établissement financier ou d’une assurance. Avant de vous lancer, voici les principales erreurs à éviter.
Qu'est-ce qu'un PER ?
Le PER est un produit d’épargne destiné à garantir un complément de revenus à la retraite, qu'il soit sous forme de capital ou de rente. Il a été introduit par la loi PACTE du 22 mai 2019. Vous pouvez choisir parmi trois types de PER :
- Le PER individuel, qui remplace le PERP et le contrat Madelin;
- Le PER d’entreprise collectif, qui succède au PERCO;
- Le PER d’entreprise obligatoire, remplaçant le contrat article 83.
Les particuliers peuvent opter pour le PER individuel en ouvrant un compte-titres ou en choisissant un contrat d’assurance de groupe. Il est accessible sans condition d’âge ni de statut professionnel.
Les 5 erreurs à éviter lors de la gestion du PER
Avant de finaliser votre souscription au PER, voici les erreurs à éviter :
1 - Attendre le dernier moment pour s'inscrire
Le PER est apprécié pour sa fiscalité avantageuse, mais de nombreux épargnants attendent souvent la dernière minute pour le considérer. Cette approche peut se révéler problématique, car l’ouverture d’un PER prend plusieurs jours. Si vous attendez le 20 décembre, il est probable que vous ne bénéficiez pas de la réduction d'impôt pour cette année. Renseignez-vous sur les délais suffisants avant de vous engager.
2 - S'inscrire sans être imposé
Si vous n'êtes pas ou peu imposé, le PER pourrait ne pas vous apporter d'avantages fiscaux. Les versements effectués sur un PER individuel sont déductibles de vos revenus imposables, dans la limite d'un plafond. Par exemple, un épargnant dans la tranche d'imposition à 11 % qui verse 10 000 euros recevra une déduction fiscale de 1 100 euros. S'il devient non imposable après sa retraite, il ne pourra pas savourer les avantages de cette déduction.
3 - Bloquer toutes ses économies dans le PER
L'argent investi dans le PER est généralement inaccessibile jusqu'à la retraite, sauf dans des cas exceptionnels tels que l'invalidité ou l'achat d'une résidence principale. Il est donc sage de maintenir une épargne de précaution. Considérez aussi d'autres produits d'épargne liquide pour faire face aux imprévus, comme la création d'un projet immobilier ou le financement des études des enfants.
4 - Ignorer les frais liés au PER
Les frais liés à votre Plan Épargne Retraite peuvent impacter considérablement le rendement de votre placement. Voici quelques frais à surveiller :
Frais d’adhésion
Ces frais sont perçus lors de l’ouverture du contrat, généralement entre 10 et 80 euros.
Frais sur versement
Ces frais sont appliqués à chaque versement effectué et peuvent réduire le montant de votre investissement initial.
Frais de gestion
Ces frais compensent le gestionnaire pour la surveillance et la gestion de vos fonds, généralement entre 0,5 % et 1,5 %.
5 - Ne pas connaître les modes de gestion disponibles
Il est crucial de comprendre les modes de gestion de votre PER avant de souscrire. Par défaut, un PER opte souvent pour une gestion pilotée, visant à maximiser le rendement au début, avant de sécuriser les investissements à mesure de l'arrivée à la retraite. Vous pouvez également choisir une gestion sous mandat, où vous sélectionnez vos propres investissements. Déterminer votre approche peut jouer un rôle crucial dans la réussite de votre épargne.
Un choix éclairé, basé sur une comparaison des offres, est essentiel. Prenez le temps de vous renseigner sur les frais, les types de support et les options de gestion avant de souscrire à un PER.







