Lorsqu'un décès survient, il est vital de garantir le maintien du niveau de vie du conjoint survivant, surtout en cas d'écarts de revenus. Il est donc essentiel de planifier à l'avance. Voici des recommandations précieuses.
Épargner et constituer un patrimoine
Souhaitez-vous offrir à votre conjoint un complément de revenus en cas de besoin ? Cela peut passer par un placement judicieux ou un investissement locatif. Il est primordial de commencer à épargner pour créer un capital qui servira de soutien financier. Attention cependant à ne pas vous démunir trop tôt par des donations précoces, avant d'avoir une vision claire de vos ressources et de celles de votre conjoint à la retraite.
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Options de protection pour le conjoint
Une fois que le patrimoine est établi, les options se multiplient : convertir le capital en rente pour compléter la retraite du conjoint, louer un bien pour générer des revenus réguliers, ou vendre un bien pour augmenter le capital disponible. Il existe plusieurs outils juridiques et financiers permettant de préserver les intérêts du conjoint. Il est crucial de bien évaluer la situation familiale, d'éventuels enfants issus d'autres unions et les aspirations de chacun. Chaque option présente des avantages et des inconvénients qu'il est important de connaître pour faire des choix éclairés.
Transformation de capital en rente viagère
- Quel capital est nécessaire pour obtenir une rente viagère ?
Pour garantir une rente mensuelle de 300 € à partir de 65 ans, il est nécessaire d'avoir un capital d'environ 90 000 €, tandis qu’un capital de 150 000 € est requis pour une rente de 500 €. Ce capital peut croître grâce à l'épargne, mais aussi par un héritage ou la vente d'un bien.
- Quel type de produit d'épargne choisir ?
Les options varient : assurance-vie, plan d'épargne retraite (PER), plan d'épargne en actions (PEA) sont à considérer. Selon les circonstances personnelles, certains produits peuvent être plus adaptés. Par exemple, le PER est intéressant pour les plus imposés grâce à sa déduction fiscale, alors que l'assurance-vie offre plus de flexibilité et d'accès au capital.
Partage des placements entre conjoints
Il est généralement conseillé que chaque partenaire épargne selon ses moyens, en visant 10 % de leurs revenus professionnels respectifs. Cela dit, concentrer l'épargne sur un seul PER au nom du conjoint dont la retraite sera la plus faible est également une stratégie viable.
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Implications pour les enfants
Choisir de vendre un logement en viager pour obtenir une rente à vie peut avoir des conséquences significatives sur les biens transmis aux enfants. Les décisions prises pour le bien-être du conjoint survivant doivent être équilibrées par rapport à l'héritage familial, car ce que l'on consacre à un partenaire ne sera pas disponible pour les enfants. L'équilibre est la clé, selon Florence Braud-Billot.
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Comprendre la rente réversible
Lors de la conversion d’un capital en rente, l’option de réversibilité peut s’avérer précieuse. Elle garantit à votre bénéficiaire (conjoint, partenaire PACS, etc.) une partie des versements après votre décès. Toutefois, sachez que cette option peut réduire le montant de la rente initiale.
À noter : opter pour la réversibilité diminue le montant de la rente mensuelle, alors réfléchissez bien à vos choix.







