Incontournable pour rehausser le goût des plats, le bouillon en cube peut cacher des dangers insoupçonnés. Enquête sur ses effets.
Le bouillon en cube, une invention pratique
Pratique et rapide, le bouillon en cube déshydraté a été popularisé au XIXe siècle par Julius Maggi. Il est devenu un incontournable pour assaisonner divers plats, tels que soupes et sauces. Cela dit, la version industrielle laisse à désirer en matière de nutrition comparée à un bouillon fait maison, élaboré à partir d'ingrédients frais comme carottes, oignons et céleri.
Un apport nutritif minimal
Comme l'affirme le Dr Jean-Michel Lecerf, chef du service à l'Institut Pasteur, le bouillon en cube n'apporte aucun bénéfice nutritionnel. En effet, il est principalement composé de sel, qui prolonge la durée de conservation du produit, tout en soulevant des inquiétudes. Une étude par le magazine 60 millions de consommateurs a révélé que certains bouillons couvrent plus de 25% des besoins journaliers en sodium, ce qui peut mener à des problèmes de santé comme l'hypertension.
En plus du sel, de nombreux cubes contiennent des sucres ajoutés, souvent invisibles dans les étiquettes. Ce « sucre caché » augmente l'attrait du produit tout en soulevant des préoccupations sur leur consommation à long terme.
Des additifs à surveiller
Les bouillons à base de viande sont souvent enrichis de colorants et d'exhausteurs de goût, tels que le glutamate de sodium, qui peut provoquer des effets secondaires chez certaines personnes. L'usage d'huiles végétales, comme l'huile de palme, soulève également des questions éthiques, en raison de ses impacts environnementaux.
Au lieu d'éliminer complètement les bouillons en cube, le Dr Lecerf propose de les utiliser modérément et de les diluer pour réduire leur teneur en sodium. Il suggère aussi de préparer des alternatives maison, comme un bouquet garni qui apportera saveur et bienfaits sans les risques associés.







