Les règles fiscales concernant la déclaration d'impôts des enfants majeurs vivant avec leurs parents peuvent prêter à confusion. Voici un éclairage sur ce sujet.
Rattachement au foyer fiscal : ce qu'il faut savoir
Lorsque votre enfant atteint l'âge de 18 ans, il doit, en théorie, établir sa propre déclaration de revenus, même s'il ne génère aucun revenu. Toutefois, il existe une notable exception pour les jeunes qui résident toujours chez vous et qui ne sont pas financièrement indépendants. Pour ces cas, vous pouvez opter pour un rattachement à votre foyer fiscal, ce qui implique que l'enfant vous adresse une demande écrite signée, renonçant à une imposition personnelle.
Il faut cependant garder à l'esprit une limite d'âge pour ce rattachement : l'enfant doit être âgé de moins de 21 ans au 1er janvier de l'année d'imposition, ou de moins de 25 ans s'il est étudiant.
Comment déclarer les revenus de votre enfant ?
Si vous avez choisi de rattacher votre enfant majeur à votre foyer fiscal, il est impératif d'inclure ses revenus dans votre propre déclaration, même ceux provenant d'un contrat de professionnalisation. Cependant, certains revenus peuvent être exonérés d'impôts, tels que les indemnités de stage et les salaires des apprentis, à condition qu'ils ne dépassent pas le montant annuel du SMIC.
Pour calculer ce qui doit être déclaré, voici un exemple : un étudiant ayant un revenu de 10 000 € par an et dont le SMIC mensuel est de 1 700 € brut. Dans ce cas, l'exonération maximum serait de 5 100 € (1 700 € x 3). Ainsi, vous ne déclarerez que 4 900 €.
Si les revenus de votre enfant sont élevés, une analyse des impacts fiscaux pourrait révéler qu'il est plus avantageux pour lui d'effectuer sa propre déclaration, afin de ne pas alourdir votre imposition.







