Le 6 mai 2026, le Conseil d'État a tranché dans le contentieux opposant l'Association pour la sauvegarde de l'église de Saint-Gault à la mairie de Quelaines-Saint-Gault. La haute juridiction a rejeté la demande de l'association qui souhaitait la restauration du bâtiment, alors que la municipalité envisage sa transformation en jardin du souvenir.
Cet épisode illustre le bras de fer entre les partisans de la préservation du patrimoine local et les décideurs municipaux. Le Conseil a jugé que la ville n’était pas dans l’obligation d’organiser une levée de fonds ni de solliciter des subventions pour la réhabilitation de l’église, dont les coûts de rénovation sont estimés à 600 000€. De l'avis de l'équipe municipale, ce montant représente une charge financière trop lourde.
En préparation de la demande, l'association avait sollicité des soutiens extérieurs, mais la réponse du tribunal administratif de Nantes en octobre dernier avait déjà établi une jurisprudence défavorable à leur cause. ICI Mayenne, en rapportant la décision, a souligné que le Conseil d'État avait confirmé que "le périmètre de protection mis en place était suffisant pour prévenir tout danger pour le public, alors que l'édifice a cessé d’être utilisé pour le culte".
Il est important de noter que, bien que la décision du Conseil d'État soit définitive, la mairie doit encore faire face à d'autres obstacles. Le projet de démolition partielle, bien que validé, est pour l’instant suspendu en attendant d'autres décisions judiciaires. D'après les experts interrogés, la situation pourrait évoluer prochainement, d'autant plus que le tribunal administratif de Nantes doit encore se prononcer sur la légitimité de la démolition partielle dans les mois à venir.
Ce combat pour l'église est plus qu'une simple question de bâtiment ; il touche aux racines de la communauté et à son histoire. Les membres de l'association continuent de mobiliser l'opinion publique, espérant que les décisions futures prendront en compte la valeur historique et culturelle de l'édifice. Des voix s'élèvent, affirmant que chaque pierre de l’église raconte l'histoire de la région.







