Entre "sans sucres ajoutés", "enrichi en vitamines" et "pauvre en matières grasses", il est essentiel de naviguer dans le dédale des allégations nutritionnelles pour manger mieux. Ces étiquettes, souvent séduisantes, méritent une attention particulière afin de ne pas tomber dans le piège du marketing alimentaire.
Le choix éclairé des aliments
En matière de consommation de sucre, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) préconise de ne pas dépasser 50 grammes par jour, ce qui équivaut à environ 10 morceaux de sucre. Combien en consommez-vous réellement sans le savoir ? Faites le point pour une alimentation plus consciente !
Les allégations autorisées
La législation européenne stipule que seules les allégations définies dans le règlement (CE) n° 1924/2006 peuvent figurer sur les produits. Malheureusement, des abus persistent. Par exemple, des études montrent que près de 44 % des étiquettes vérifiées comportaient des irrégularités. Les allégations liés aux plantes, quant à elles, n'ont pas encore été validées par l'Europe, laissant aux fabricants des options floues.
Les vérités derrière les allégations
Les termes utilisés sur les emballages ne racontent pas toujours l'ensemble de l'histoire. Selon François Mariotti, professeur de nutrition, ces allégations peuvent parfois manquer de clarté. Une initiative pourrait consister à exiger que les défauts d'un produit soient également mis en avant, comme cela se pratique aux États-Unis. Pour l'heure, une vigilance accrue s'impose. Examinez les listes d'ingrédients et soyez prudent face aux formules aguicheuses.
Nos experts :
- Pierre-Étienne Bouillot, maître de conférence à AgroParisTech, expert en droit alimentaire.
- François Mariotti, professeur de nutrition à AgroParisTech, spécialiste de qualité nutritionnelle.







