Rien n’est figé à Hendaye, où Kotte Ecenarro a retrouvé son statut de maire pour un troisième mandat lors de l’installation de son nouveau Conseil municipal le 27 mars. Ce remaniement marque une évolution, avec des membres expérimentés et des nouvelles figures, tant dans la majorité que dans l'opposition, prêtes à embrasser les complexités de la vie locale.
Dès son élection, Kotte Ecenarro a révélé des changements significatifs dans la gestion municipale, en réfléchissant à la répartition des responsabilités des futurs adjoints. Il a précisé que Pascal Destruhaut a pris la décision de ne pas être nommé adjoint, souhaitant se concentrer sur une fonction plus transversale, un choix qu'Ecenarro respecte. Ce dernier a admis que la position occupée par Destruhaut, assis à sa gauche, est atypique pour un ancien rival, généralement réservée aux premiers adjoints.
Ce renouvellement touche aussi l’opposition, où de nouveaux visages feront leur apparition. « Je suis surpris par certaines demandes d'attribution de postes d'adjoints émanant du groupe Hendaia Biltzen. Cela me semble une provocation, surtout après des négociations de longue haleine entre nos équipes respectives », a commenté Ecenarro. Il renforce ainsi l’idée que la continuité reste la clé, malgré l’absence de figures emblématiques comme Ganix Grabières.
Concernant les projets à venir, le maire a mis l’accent sur l'amélioration de la qualité de vie des Hendayais en se concentrant sur des initiatives quotidiennes plutôt que sur des investissements colossaux. « Les gros projets semblent être derrière nous, nous devrons nous concentrer sur le remboursement de la dette accumulée lors des précédentes mandatures, tout en mettant en place des mesures pour la sécurité et le logement », a souligné Ecenarro.
Dans le cadre de sa politique locale, des initiatives comme le renforcement des forces de police municipale et la mise en place de nouvelles caméras de sécurité font partie des priorités. En ce qui concerne le développement résidentiel, Ecenarro promet d’être à l’écoute des habitants tout en poursuivant la recherche de solutions équilibrées.
Ecenarro conclut : « Nous faisons face à une époque où la régulation du marché de l’immobilier devient cruciale. La question des meublés de tourisme est au centre des préoccupations et doit être abordée sérieusement, car elle affecte la vie de la communauté ».







