Ce samedi, les habitants de Dieppe se rassembleront à 11h devant le pont Colbert pour demander la réouverture de cet ouvrage emblématique, dont la remise en fonction était initialement prévue pour avril 2025. Le directeur adjoint des Ports de Normandie, Bertrand Marsset, a mentionné que de "nombreuses étapes techniques" demeurent à finaliser avant de pouvoir envisager une réouverture, après plusieurs reports dus à des complications imprévues sur le chantier.
"Nous entendons l'impatience et même l'exaspération des Dieppois", a précisé Marsset, soulignant que les dernières étapes de ce projet crucial sont maintenant en cours. Selon ses propos, "les rotations fonctionnent mieux maintenant, mais ce n'était pas simple dès le départ; un temps d'ajustement a été nécessaire. Un défi majeur réside dans la nécessité de réaligner le pont correctement pour qu'il puisse encaisser le poids de la circulation", a-t-il ajouté.
Un pont historique
Inauguré en 1889, le pont est l'un des derniers de son genre en France. Marsset a expliqué qu'un des problèmes essentiels rencontré est un "manque d'énergie dans le système d'alimentation du pont", un aspect qu'il faudra résoudre pour garantir un fonctionnement optimal. "L'augmentation de la puissance d'un accumulateur, composant clé du mécanisme, est la meilleure option identifiée", a-t-il précisé, tout en rappelant que des restrictions existent liées à son statut de monument historique.
En outre, le conflit entre Ports de Normandie et Eiffage qui a été retranscrit par le maire de Dieppe, Nicolas Langlois, affecte également le projet. Marsset a noté que, bien que le conflit ne soit pas la cause directe des retards, certains aspects ayant provoqué le litige, notamment la découverte de pollution au plomb sur le site du chantier, ont contribué aux délais.
Ainsi, alors que les espoirs de rouvrir le pont Colbert persistent, les défis techniques, administratifs et environnementaux à surmonter demeurent d'une complexité croissante.







