Karine Viseur, une attachée de presse belge, a révélé avoir déposé plainte contre le chanteur et acteur Patrick Bruel pour des violences sexuelles présumées qui se seraient produites en 2010 dans les locaux de la RTBF. Cette annonce a été faite sur les ondes de RTL, marquant un tournant dans une affaire qui a déjà suscité l'attention médiatique.
Viseur, qui avait déjà évoqué ces faits dans la presse belge ces dernières semaines, avait initialement porté plainte en 2010, mais l'avait ensuite retirée. Cependant, elle a décidé de revenir sur cette décision et a réintroduit sa plainte mardi dernier, rappelant un incident qui aurait eu lieu alors qu'elle travaillait sur la promotion du film "Comme les cinq doigts de la main".
Sur RTL, Karine Viseur a relaté les événements de cette journée, affirmant avoir ressenti qu'elle était "une proie".Elle a décrit une scène où Bruel l'aurait "coincée" dans une salle de maquillage et aurait entrepris des gestes qui l'ont mise mal à l'aise, allant jusqu'à "la déferlante de caresses"
L’accusation va plus loin, Viseur évoquant une seconde scène où Bruel l’aurait forcée à entrer dans des toilettes, l'agressant verbalement et physiquement : "Il essaie de m'embrasser de force et, sous ma robe, il agresse aussi". Karine souligne que, malgré la gravité des actes, personne n'avait osé parler pendant longtemps, en raison de la renommée de Bruel.
De son côté, Patrick Bruel, 66 ans, fait actuellement l'objet de plusieurs enquêtes judiciaires. Fin mars, Mediapart a rapporté les témoignages de six femmes l'accusant d'agressions et de violences sexuelles datant de 1992 à 2019. Ces accusations ont entraîné l'ouverture d'une enquête pour viol à Saint-Malo, ainsi que d'autres plaintes pour tentative de viol et agression.
L'avocat de Bruel, Christophe Ingrain, a rejeté ces accusations, qualifiant l'article racontant ces témoignages de "fabrication d'un personnage qui n'existe pas". Bruel a fermement proclamé ne jamais avoir agi contre la volonté d'une femme. Suite aux nouvelles révélations, Ingrain a refusé de faire de nouveaux commentaires.
Bien que Karine Viseur admette que les faits pourraient être prescrits, elle espère qu'une enquête pourra quand même être. Elle a également mentionné que deux autres femmes pourraient bientôt porter plainte, se joignant à son combat. "Je ne ferai pas marche arrière; si ma voix peut encourager d'autres femmes à s'exprimer, je serai là pour les soutenir", a-t-elle conclu.







