Une nouvelle accusation vient perturber la carrière de Patrick Bruel. Le jeudi 26 mars 2026, une attachée de presse nommée Karine Viseur a annoncé sur RTL avoir déposé une plainte contre le célèbre artiste, revendiquant avoir été victime d'agression sexuelle en 2010 dans les locaux de la RTBF, les médias publics belges.
Karine Viseur avait initialement porté plainte en 2010, mais l'avait retirée par la suite. Elle a cependant décidé de relancer cette procédure, soulignant des incidents qui se seraient déroulés alors qu'elle était âgée de 38 ans et s'occupait de la promotion du film Comme les cinq doigts de la main, selon les informations rapportées par RTL.
Une expérience traumatisante
Dans son témoignage, Viseur raconte avoir pris conscience qu'elle était considérée comme une « proie » lors d'une journée passée avec Bruel. Elle relate une première rencontre dans les coulisses où il l'aurait « coincée » et lui aurait infligé une « déferlante de caresses » en l'immobilisant contre lui. Plus alarmant encore, elle affirme qu'il l'a ensuite forcée à entrer et à rester enfermée dans des toilettes, tentant de l’embrasser de force et d'abuser d'elle par des gestes déplacés.
Viseur a précisé que pendant longtemps, personne n'osait parler, intimidé par le statut de star de Bruel. Elle a décidé de porter plainte à nouveau après que d’autres femmes aient pris la parole dans des affaires similaires, soulignant l'importance de la solidarité dans de telles situations.
Une enquête complexe
Bien que ces faits remontent à plusieurs années, et pourraient être prescrits, Karine Viseur reste déterminée. Mi-mars, Mediapart avait également rapporté que six femmes avaient accusé Bruel d'autres violences sexuelles survenues entre 1992 et 2019. Patrick Bruel, âgé de 66 ans aujourd'hui, fait l'objet d'autres enquêtes judiciaires pour des accusations similaires, notamment une enquête pour viol ouverte à Saint-Malo et une autre plainte pour tentative de viol.
Viseur reconnait que la déclaration de sa plainte est un acte courageux, et a fait savoir qu'elle est prête à soutenir d'autres femmes qui pourraient envisager de se manifester. L’experte en droit pénal, Me Elise Dechelet, affirme que même si certaines poursuites peuvent être trop tardives, elles peuvent encore ajouter du poids à la parole des victimes et permettre une prise de conscience collectivement nécessaire.







