Jean-Luc Fichet, sénateur socialiste du Finistère, a adressé une lettre au ministre de l'Éducation nationale, Édouard Geffray, pour demander un moratoire immédiat sur les fermetures de classes, particulièrement dans les zones rurales et les quartiers défavorisés. Ce désir de protection concerne les 101 classes menacées dans le département.
Les inquiétudes sont partagées par les enseignants, les parents d’élèves et les maires du Finistère. Dans sa lettre envoyée le 25 mars, Fichet évoque le projet de carte scolaire à Quimper, qui prévoit 24 ouvertures et 101 fermetures. Il souligne que
“la diminution de la démographie scolaire ne peut justifier la suppression massive de classes dans des établissements”. De plus, avec des effectifs dépassant déjà 30 élèves par classe, ces réductions risquent de compromettre la qualité de l'enseignement et le soutien accordé aux élèves les plus vulnérables.
La prévision de 101 fermetures représente près d'un tiers des établissements maternels et élémentaires du Finistère. Cela contraste avec la promesse du ministre d’établir une moyenne de 21 élèves par classe d'ici 2026. Les syndicats du premier degré désignent cette carte scolaire comme “une saignée”.
Face à cette situation, l'intersyndicale a lancé un appel à la grève et à la mobilisation pour le 26 mars, à partir de 9h30, devant la direction des services départementaux de l'Éducation à Quimper. Une autre manifestation est également prévue à Morlaix, devant l'inspection départementale.







