Une mobilisation parentale pour mettre un terme aux violences dans les écoles parisiennes
Samedi dernier, une cinquantaine de parents s'est rassemblée devant l'Hôtel de ville de Paris pour faire entendre leur voix et réclamer la fin de l'omerta sur les violences dans le périscolaire. L'événement, inscrit dans le cadre d'un mouvement analogique à #MeToo, vise à alerter le futur maire sur les abus fréquents dont souffrent les enfants dans les établissements.
Au cœur de la manifestation, des cartables, peluches et pancartes portant l'inscription «MeTooEcole» ont été disposés, symbolisant le poids du traumatisme que les enfants vivent chaque jour en milieu scolaire. Barka Zerouali, cofondatrice du collectif, a déclaré : «Ils représentent le fardeau que portent nos enfants quand ils sont déposés à l'école», ajoutant que beaucoup d'entre eux se trouvent dans «un couloir de la mort» en raison des violences subies.
Cette mobilisation survient alors que, la veille, trois hommes, dont deux animateurs, ont été interpellés pour des agressions sexuelles qui ont affecté douze enfants âgés de 3 à 9 ans dans des écoles parisiennes, rapportent nos confrères du Figaro. Les accusations récurrentes au sujet des violences dans le périscolaire avaient déjà été mises en lumière lors du reportage de Cash Investigation, suscitant une profonde indignation parmi les parents.
Mickael, présent avec ses enfants, a partagé son sentiment d'impuissance en constatant le climat d'insécurité qui entourent nos écoles : «J’ai dû avoir avec elle des discussions que j’aimerais ne pas avoir», regrettant que ces problématiques préoccupantes soient discutées si tôt. Sur place, l’émotion était palpable, chaque parent exprimant ses craintes quant à la sécurité de ses enfants.
Camille, une autre membre du collectif, a déclaré : «Nous sommes là pour vous défendre», en exprimant la nécessité d'un changement institutionnel. Dans un contexte où les dénonciations se multiplient, Barka Zerouali a exprimé la volonté de voir une réelle refonte du cadre de protection du périscolaire. Ce rassemblement, voulu symbolique, vise à interpeller le prochain maire pour qu'il agisse efficacement : «Nous ne serons pas leur caution mais leur obligation».
Avec des pancartes comme «Protéger les enfants, pas les animateurs», les parents demandent des mesures concrètes pour garantir la sécurité des enfants dans les écoles. Alors que la police surveillait la manifestation, la frustration et la détermination des parents à réclamer justice pour leurs enfants étaient plus évidentes que jamais.







