À Toulouse, l'inquiétude grandit à l'approche du conseil départemental de l'éducation nationale (CDEN) de la Haute-Garonne, qui se réunira début avril pour examiner les ouvertures et fermetures de classes pour la rentrée 2026. Entre une baisse de la démographie scolaire et la quiétude des parents face à une situation qui s’aggrave, les inquiétudes sont palpables. En effet, l'académie de Toulouse a annoncé une réduction de dix-sept postes d'enseignants, entraînant ainsi une surcharge dans les classes et une inquiétude croissante parmi les parents d'élèves concernant le non-remplacement des professeurs absents.
Un mouvement de grève se prépare
De nombreux enseignants ont prévu de se mettre en grève entre le 30 mars et le 3 avril. Cette action fait suite à l'appel de plusieurs syndicats du premier degré, qui alertent sur des conditions de travail de plus en plus précaires dans le département. La mobilisation des parents d'élèves et des enseignants vise à dénoncer une situation qu'ils jugent inacceptable.
École Jean Jaurès (Le Busca). Les parents d'élèves évoquent « sept semaines sans éducation » pour les élèves de CM1-CM2 en raison de l’absence d’une enseignante, désormais en mi-temps thérapeutique sans remplaçant. Un rassemblement a d’ailleurs eu lieu le 19 mars devant l'établissement pour faire entendre leur voix.
École Jean Macé (Côte Pavé). Cet établissement, qui accueille neuf classes et une unité d'inclusion, se trouve menacé de perdre une de ses classes, ce qui entraînerait des effectifs pléthoriques. Les familles sont également préoccupées par le manque d'accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH), une situation jugée injuste par de nombreux parents.
Écoles Sauzelong et Ricardie (Empalot). Toujours dans l'optique de faire entendre leurs préoccupations, les parents se sont rassemblés le 19 mars pour alerter sur la situation des enseignants non remplacés et les fermetures de classes à venir. Ils ont obtenu un rendez-vous avec les responsables académiques, mais la tension reste palpable dans le secteur éducatif.
Face à une situation qui semble inextricable, les parents, les enseignants et les syndicats s'unissent pour revendiquer des actions concrètes du Ministère de l'Éducation. La mobilisation continue en attendant des réponses lors du CDEN.







