Une récente maladresse technologique a permis de dévoiler la localisation du porte-avions Charles de Gaulle en Méditerranée. En enregistrant une activité sportive sur Strava depuis une montre connectée, un jeune officier de la Marine nationale a involontairement partagé des informations sensibles, alertant ainsi les autorités militaires sur les dangers inhérents à l'utilisation d'appareils connectés dans des contextes de sécurité.
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Où se trouve précisément le porte-avions Charles de Gaulle en Méditerranée ? Une question délicate, considérée comme hautement confidentielle. Le dimanche 20 mars, des performances de running, publiées par le journal Le Monde, ont permis de retracer le parcours du bâtiment naval, se trouvant au nord-ouest de Chypre, à environ cent kilomètres des côtes turques.
L'omniprésence du porte-avions dans la zone était déjà connue, mais sa localisation exacte, presque en temps réel, demeure un secret. Selon l’amiral Alain Oudot de Dainville, ancien chef d’état-major de la Marine et ex-commandant du Clémenceau, il est essentiel de préserver la discrétion des opérations navales. Il déclare : "Le Charles de Gaulle peut avoir deux situations : soit il veut être discret, soit il ne le veut pas. Dans ce cas, cela constitue une rupture de la discrétion. C’est regrettable, mais on apprend de ses erreurs." Contacté pour commenter cette situation, l'état-major des armées a affirmé : "Ce comportement ne respecte pas les consignes en vigueur, auxquelles nos marins sont régulièrement sensibilisés. Des mesures appropriées seront mises en place par le commandement."
Récurrences des failles de sécurité
Cette situation inédite n'est pas un cas isolé. En 2024, une autre erreur similaire avait été signalée lorsqu'un militaire avait impliqué des informations stratégiques sur la base de Longeville, en Bretagne, où sont stationnés des sous-marins nucléaires. Les activités sportives de certains membres du personnel avaient ainsi révélé des éléments critiques sur leur préparation et leurs missions. Suite à ces incidents, des sanctions avaient été prises contre les militaires responsables.







