Une salariée d'Orano, le leader français du combustible nucléaire, a tragiquement perdu la vie jeudi dernier à Cherbourg, des suites d'une infection invasive à méningocoque. L'entreprise a identifié près de 50 cas contacts potentiels, comme l'a rapporté un porte-parole d'Orano, confirmant une première information diffusée par ICI Cotentin.
Les évènements s'inscrivent dans un contexte préoccupant, alors qu'une épidémie de méningite, qualifiée de "sans précédent" par le ministre britannique de la Santé, Wes Streeting, sévit en Grande-Bretagne. La BBC a signalé, le 18 mars, que 20 cas avaient été recensés dans le Kent, dont deux mortels. Les investigations menées par le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) indiquent que l'exposition à une boîte de nuit à Canterbury, entre le 5 et le 7 mars, pourrait être liée à ces infections.
En réponse à cette situation, Orano a appliqué des mesures de désinfection de ses locaux et a encouragé le télétravail. Tous les employés ont été invités à suivre des gestes barrières. Il convient de noter qu'à ce jour, aucune connexion n'a été établie entre cette tragédie à La Hague et l'épidémie actuelle en Angleterre.
Le ministère français de la Santé a déjà enregistré un cas en France : une personne ayant fréquenté l'université du Kent est hospitalisée, mais son état est stable.
Précautions pour les cas contacts
Les mesures de protection pour les 50 employés identifiés comme cas contacts incluent un traitement préventif antibiotique spécifique, à prendre pendant 48 heures, et un confinement à domicile pour une durée de dix jours, comme l'a précisé Orano.
Orano, anciennement Areva, est reconnu pour son expertise dans le cycle du combustible d’uranium, qui alimente de nombreuses centrales nucléaires. L'entreprise gère également une usine de retraitement de déchets radioactifs à La Hague, ce qui accentue l'importance de la vigilance au sein de son personnel face à ces crises sanitaires.







