La ville de Saint-Brieuc fait parler d'elle avec une initiative originale. La police municipale a récemment organisé, pour la première fois, des sessions d'autodéfense destinées exclusivement aux femmes. Cette démarche vise à fournir des outils pratiques et théoriques pour les aider à se prémunir contre d'éventuelles agressions. Et il semblerait que l'initiative ait captivé l'attention du public.
Dans une salle aménagée avec des tatamis, les participantes se sont réunies, prêtes à apprendre des gestes simples mais efficaces. Avant de plonger dans les exercices physiques, les policiers ont pris le temps d'expliquer le cadre juridique entourant la légitime défense, notamment l'utilisation d’armes de catégorie D comme les bombes lacrymogènes. C'est un préalable essentiel pour appréhender les situations d'agression.
Des techniques simples pour se dégager d'un agresseur
Les démonstrations ont suivi, enseignant comment se libérer de l'étreinte d'un agresseur ou comment s'échapper d'une situation délicate au sol. "Nous présentons des techniques adaptées à tous les types de morphologie", souligne le brigadier Mathieu, en charge de la session. "Nous avons des participantes de toutes les générations allant de jeunes femmes à des personnes plus âgées, car la taille ou le gabarit ne doivent pas constituer un obstacle à la self-défense."
Une vigilance permanente
Les témoignages des participantes révèlent que leurs motivations sont variées mais souvent guidées par un sentiment d'insécurité. Laetitia, une coureuse régulière, exprime son besoin d'être vigilante. "J'ai souvent ressenti de la peur lors de mes sorties. Ces ateliers me donneront plus de sérénité", dit-elle. Une autre participante partage son scepticisme face à des situations réelles : "Si nous nous laissons submerger par la peur, nous risquons de ne plus sortir. Apprendre à se défendre est essentiel pour continuer à vivre normalement."
Certaines participantes, marquées par des expériences passées d'agression, ont également ressenti le besoin d'apprendre à se défendre. "Un jour, j'ai été agressée à Paris sans que personne ne vienne à mon aide. Il est donc crucial de savoir se défendre soi-même", confie l'une d'elles.
Avec un tel engouement, toutes espèrent que ces ateliers deviendront récurrents pour continuer à aiguiser leurs compétences et assimiler les techniques de défense apprises. Les retours positifs pourraient inciter à une expansion de ces sessions à travers le pays, renforçant ainsi la sécurité des femmes.







