Le président français, Emmanuel Macron, se rend à Indret, près de Nantes, ce mercredi pour dévoiler le nom du futur porte-avions français, dont la construction a débuté récemment. Ce navire de nouvelle génération, remplaçant le Charles de Gaulle en 2038, est un projet devenu réalité après des années de planification.
Au programme, la présentation d'un bâtiment amiral équipé de technologies de pointe, notamment des drones et trois catapultes. Le déploiement de ce futur porte-avions, dont le coût s'élève à 10 milliards d'euros sur deux décennies, a suscité un large intérêt du public. Parmi les noms qui circulent, les suggestions incluent le "Richelieu", le "Marie Marvingt", et le "Simone Veil". Choisir un nom féminin marquerait une première dans l’histoire de la Marine française.
Le porte-avions sera fabriqué par Naval Group, où se trouvent également les installations de production des chaudières nucléaires nécessaires au navire. Ce navire colossal, pesant 77 000 tonnes, devrait bénéficier des technologies les plus avancées, comme l'indique l'Élysée. Cela placera la France parmi les seuls pays au monde à posséder un porte-avions à propulsion nucléaire, aux côtés des États-Unis.
Les experts militaires soulignent que ce navire ne se limitera pas à ses fonctions traditionnelles. Le général Fabien Mandon a déclaré que l'avenir des porte-avions nécessitait d'intégrer des drones pour effectuer des missions variées, allant au-delà de leur utilisation classique. Ce nouveau modèle se doit également d'être évolutif pour accueillir les innovations futures.
Cependant, l'adoption de technologies américaines pour les catapultes suscite des préoccupations concernant la dépendance stratégique. Un conseiller du président a évoqué la possibilité de développer des solutions alternatives en cas de besoin.
La question d'un second porte-avions reste d'actualité, malgré les limitations budgétaires et le temps d'indisponibilité de 65% d'un seul bâtiment. Pour l'heure, l'Élysée n'envisage pas cette option.







