Clara Michielini, co-présidente de l'ONG A voté, alerte sur le désintérêt croissant des jeunes pour le vote, qualifiant cette situation de menace pour la démocratie. "Il y a plein de manières d'innover" pour encourager leur participation, affirme-t-elle.
"L'abstention est le symbole d'une démocratie qui petit à petit s'effrite", a-t-elle déclaré lors d'une interview donnée le 18 mars sur France Inter. Ce constat intervient alors que le premier tour des élections municipales a révélé un taux de participation de seulement 57,1% (hors Polynésie française), en baisse par rapport aux élections précédentes (63,55% en 2014 et 65,11% en 2008), selon le ministère de l'Intérieur.
Les chiffres sont particulièrement préoccupants chez les jeunes entre 25 et 34 ans, où l'abstention est nettement plus marquée, comme le rapporte France Info. Pour Michielini, il est essentiel de mobiliser cette tranche d'âge, car elle représente l'avenir du pays.
Des experts appellent également à repenser les méthodes d'engagement. Selon une étude menée par le Centre de recherches politiques de Science Po, les jeunes ressentent un manque de connexion avec les enjeux politiques actuels. "Nous devons trouver des formes d'engagement qui résonnent avec leurs préoccupations", a déclaré un politologue, soulignant l'importance de l'éducation civique et des initiatives innovantes.
Face à cette situation, l'ONG A voté envisage de développer des campagnes ciblées et interactives pour raviver l'intérêt des jeunes pour le vote. Le défi reste de taille, mais Michielini est convaincue que des solutions existent pour restaurer la confiance des jeunes dans les urnes.







