Une cinquantaine de maires et de parents d'élèves se sont mobilisés le 16 mars 2026 contre les fermetures de classes prévues dans le Finistère. Le gouvernement envisage la suppression de 24 postes d’instituteurs pour la rentrée prochaine, une décision qui suscite des inquiétudes croissantes parmi les communautés rurales.
« Nous avons déjà perdu une classe en 2022 », souligne Mélanie qui tient une pétition contre cette mesure. Elle fait partie de la foule rassemblée devant la direction des services départementaux de l'Éducation nationale à Quimper, désireuse de faire entendre leur voix concernant la carte scolaire.
L’annonce de ces fermetures a alarmé de nombreux maires, dont Henri Savina, nouveau maire réélu de Pouldergat. « Ils dépensent des milliards pour maintenir nos commerces, mais ils ferment nos écoles. Les parents regardent les écoles disponibles pour leurs enfants avant de s’installer. Maintenir les écoles est donc vital pour l’égalité, » s’insurge-t-il.
"On va devenir des cités-dortoirs"
Les craintes de Francis Lebrault, maire sortant de Locquénolé, sont tout aussi vives. La réduction des classes menace la survie des communes : « Si cela continue, notre tissu associatif s’effritera. Que deviendrons-nous ? C’est un scénario catastrophe qui se profile à l’horizon, » s’alarme-t-il. « Nous allons nous transformer en cités-dortoirs, » abonde Henri Savina.
Marie, agricultrice et mère, illustre également ce souci : « Ma fille a besoin d’un environnement scolaire sain pour grandir. Si des classes sont surchargées, l’attention portée à chaque élève sera compromise, » avertit-elle. Elle s’implique activement dans la distribution de tracts et la signature de pétitions, préparant le terrain pour des discussions futures sur cette carte scolaire attendue le 24 mars.
Henri Savina résume la situation : « C’est l’enjeu majeur de notre mandat et des suivants. Il est temps de se battre pour l’éducation, le cœur de nos villages. »







