Dans un contexte d'augmentation des vols de drones suspects auprès des installations militaires et sensibles en France et en Europe, Orange Business a récemment annoncé le lancement de son service « Orange Drone Guardian ». Ce système défensif intègre une technologie dédiée à la détection, à l'identification et à la classification des drones évoluant dans l'espace aérien à basse altitude, avec la possibilité d'extension à d'autres pays européens, comme le souligne le groupe dans un communiqué.
Ce dispositif repose sur un réseau national de sites Totem, des tours équipées d'antennes de télécommunication, sur lesquelles des capteurs sont installés. Ces capteurs, reconnus pour leur forme blanche et carrée, analysent les signaux émis par les drones, ressemblant à une sorte de plaque d'immatriculation, permettant ainsi d'identifier leur nature, leur altitude ainsi que la localisation de leur télépilote. Ces informations sont traitées en temps réel dans un centre de supervision à Rennes, qui avertit ensuite ses clients. La portée de détection des capteurs est estimée entre 6 et 20 kilomètres.
Nassima Auvray, directrice de la division défense et sécurité d'Orange Business, a mentionné que de nombreux acteurs, qu'il s'agisse d'industries majeures ou d'agences publiques, montrent un vif intérêt pour cette solution, soulignant la nécessité de protéger des installations sensibles dans les secteurs de l'énergie, de l'eau ou encore des transports, sans oublier les centres de données et les aéroports régionaux. Par ailleurs, cela comprend des sites régaliens tels que les bases militaires et d'importants événements publics.
À ce jour, Orange Business a déjà équipé trois sites Totem en France et envisage d'étendre cette offre d'abonnement à d'autres pays, notamment en Europe de l'Est, où l'intérêt est jugé notable.
Il n'est pas sans rappeler que plusieurs installations militaires françaises ont récemment été le théâtre de survols de drones suspects. En décembre dernier, des drones ont été aperçus sur la base ultra-sécurisée abritant les sous-marins nucléaires français à Brest, ce qui a entraîné l'ouverture d'une enquête judiciaire. Un incident similaire s'est produit en février en Suède, où un drone, jugé « probablement russe » selon Stockholm, a été neutralisé par des forces armées non loin du porte-avions Charles de Gaulle, en escale à Malmö.







