Nichée en rade de Brest, la base de l'île Longue est le port d'attache des quatre sous-marins nucléaires lanceurs d'engins (SNLE) de la France. Ce site, hautement sécurisé, est essentiel à la force de frappe nucléaire française. Précise dans ses opérations, elle assure la maintenance des têtes nucléaires tout en se protégeant contre les menaces émergentes telles que les cyberattaques et les drones.
Depuis sa création par le général de Gaulle en 1965, sur une péninsule stratégique de deux kilomètres, l'île Longue est devenue un véritable sanctuaire pour environ 2 500 militaires et civils qui y œuvrent chaque jour. Selon le Capitaine de vaisseau Ivan Charvoz, commandant de la base, l’adaptation constante aux nouvelles menaces est cruciale : « On s'adapte en permanence à la menace, non seulement pour faire face à la situation internationale, mais aussi en réponse à l'évolution des techniques, qu'il s'agisse des drones ou du cyberespace. »
Récemment, l'île a été mise en alerte lorsque des forces de protection ont dû neutraliser un drone dont l'origine reste inconnue, illustrant ainsi les défis contemporains en matière de sécurité.
la sécurité renforcée face aux nouvelles menaces
Au sein de la base, la sécurité est primordiale, assurée 24 heures sur 24 par le bataillon des fusiliers marins. Avec un environnement géopolitique en constante évolution, les méthodes de surveillance sont sans cesse mises à jour. La base doit se préparer à divers scénarios potentiels, et l'année dernière, l'alerte a été déclenchée suite à l'intrusion d'un drone.
zone rouge : maintenance et sécurité radiologique
La zone la plus protégée de l'île est sans doute la "zone rouge", où se déroule la maintenance des têtes nucléaires. Cela exige des mesures de sécurité strictes et une formation fréquente pour prévenir tout incident. Le Dr Olivier, responsable médical sur place, précise que les personnels sont régulièrement soumis à un contrôle minutieux : « Vous êtes en fait scanné de la tête aux pieds pendant trois minutes. »
dilution dans l'océan : l'invulnérabilité
Le sous-marin SNLE Le Triomphant, l'un des fleurons de la flotte, est également en entretien. Transportant 16 missiles à portée de 10 000 km, il doit devenir indétectable lors de ses missions – un processus que les marins appellent "dilution". Le Capitaine de vaisseau Benjamin, commandant du sous-marin, déclare : « À terre, personne ne peut faire pression sur ceux qui connaissent notre position, ce qui assure notre invulnérabilité. » Actuellement, au moins un de ces sous-marins est en mission, prêt à protéger les intérêts français à l'échelle mondiale.
Reportage vidéo : Romuald Bonnant avec Hélène Pédèch et Régis Massini / France 3 Bretagne







