Quimper s'embrase à l'approche des élections municipales : ce mercredi soir, deux événements marquants se déroulent simultanément dans la ville. D'un côté, la maire sortante, Isabelle Assih, rassemble plus de 500 partisans dans la salle Dan ar Braz, tandis que son rival de droite, Guillaume Menguy, séduit près de 200 soutiens au Mercure de la gare.
Les échanges entre les deux candidats ne manquent pas de piquant, tournant principalement autour de l'endettement de la ville. Menguy, représentant la droite et le centre, accuse Assih d'avoir prolongé la période de désendettement de 3,6 ans en 2019 à 7,3 ans actuellement. Isabelle Assih, quant à elle, conteste vigoureusement ces allégations, les qualifiant de « mensonges et manipulation des chiffres », une déclaration qui a trouvé écho auprès de ses fidèles.
Cette année, Quimper voit quatre listes se disputer le pouvoir, contre huit lors des précédentes élections de 2020. Assih, soutenue par les socialistes, les écologistes et les communistes, fait face à Menguy, ainsi qu'à Marie Lauwers, qui défend les valeurs de LFI et du NPA. Son dernier meeting est prévu pour le vendredi 13 mars, à 19 heures, à la maison de quartier du Moulin vert. Enfin, Christel Hénaff, candidate du Rassemblement national, choisit une approche prudente, sans meeting public programmé.
Selon le politologue local, Jean-Pierre Leclerc, « cette élection sera cruciale pour l'avenir économique de Quimper, surtout dans un contexte de tensions financières croissantes ». L'intérêt pour ces derniers meetings est palpable, laissant présager une campagne électorale très disputée.







