Marie et son mari, résidant près de Caen, se retrouvent dans une situation pour le moins troublante. Le 10 octobre 2024, alors qu'ils sont à leur travail et que leur fille est à l'école, leur voiture est verbalisée à Lille pour avoir grillé un feu rouge. Un policier a saisi la plaque d'immatriculation sans jamais vérifier l'identité du conducteur, entraînant l'envoi d'un PV à leur domicile.
Dès la réception de l'amende, le couple n'hésite pas à contester, soutenu par les attestations de leurs employeurs et de l'école de leur fille. Ils portent même plainte pour usurpation de plaque. Cependant, un an plus tard, en novembre 2025, ils reçoivent une nouvelle notification : une ordonnance pénale les condamne à verser 562 euros.
Face à cette décision, leurs options se réduisent. Pour contester à nouveau, ils devront se rendre au tribunal de Lille, ce qui engendrera des frais de déplacement et d’hébergement, tout en augmentant leur stress. Marie exprime son dilemme : "Est-ce que cela vaut le coup de continuer à se battre, ou devrions-nous simplement payer ?" Écœurée par l'injustice, elle refuse de céder. "Quand on fait une infraction, on doit l'assumer. Mais là, on ne peut pas payer pour quelque chose que l'on n'a pas commis !"
Selon Maître Franck Cohen, avocat spécialisé en droit routier, leurs chances de succès dépendent de la capacité à prouver l'usurpation : "Leur seule chance réside dans la démonstration que la plaque a été usurpée. Sinon, ils seront considérés comme responsables, car le titulaire de la carte grise est tenu financièrement pour tout délit lié à son véhicule."
Cette affaire soulève des questions plus larges sur la justice et la responsabilité dans les contraventions. Les situations où des innocents sont accusés d'infractions en raison d'une simple erreur administrative, ou de la criminalité liée aux plaques d'immatriculation, deviennent de plus en plus préoccupantes. Alors que le couple continue sa lutte pour faire valoir son droit, ils rappellent à tous que la justice doit être équitable pour chacun.







