Le vendredi 2 janvier 2026, plus de 200 personnes sont venues débattre au centre culturel de Plouharnel (Morbihan) lors d'une réunion animée par l'association Les Gardiens du large, qui s'oppose au projet controversé Pennavel concernant le parc éolien flottant. La réunion a suscité tant d'intérêt qu'il a été nécessaire de fermer les portes, laissant de nombreuses personnes à l'extérieur, impatientes d'accéder à la discussion.
Les préoccupations relatives à l'implantation d'éoliennes flottantes en baie de Quiberon ont mobilisé l'opinion publique. Selon Nathalie Beauzemont, présidente de l’association, Nous ne sommes pas opposés par principe à l’éolien, mais nous jugeons que les énergies intermittentes industrielles sont inutiles et nuisibles en France. L’État veut transformer la mer en zone industrielle, et cela est inacceptable.
De l'avis de nombreux participants, la santé de l'écosystème marin et l'avenir des métiers traditionnels liés à la mer sont en jeu.
Le projet, qui prévoit la construction de treize éoliennes flottantes d'ici 2031, puis de vingt-sept autres en 2034, soulève de vives inquiétudes. Les éoliennes, mesurant jusqu'à 340 mètres de hauteur, seraient visibles à des kilomètres à la ronde, impactant non seulement le paysage, mais également la biodiversité marine et les activités telles que la pêche artisanale. Gildas Gouarin, vice-président des Gardiens du large, déclare : Le coût prévisionnel de 4,6 milliards d'euros pèsera sur les contribuables, sans mentionner les nuisances sonores et lumineuses qui affecteront la vie des riverains.
Ces inquiétudes s'illustrent également par le risque que ce projet représente pour la réserve de vagues remarquables, essentielle pour le surf et d'autres activités nautiques.
Face à ce climat d'opposition, plusieurs actions de sensibilisation sont prévues. Une manifestation est programmée sur la plage de Kerhillio à Erdeven le 18 janvier, suivie d'un autre rassemblement à Quiberon le 14 février. Stéphanie Doyen, maire de Saint-Pierre-Quiberon, a insisté sur la nécessité de sensibiliser à cette cause : Nous devons mobiliser les élus et la population, car la décision finale sera politique.
En parallèle, des recours judiciaires ont été déposés, avec l'espoir de freiner l'avancement du projet.
Les associations demandent un moratoire pour mener des études approfondies avant toute prise de décision. Il est crucial d'ouvrir le dialogue et de considérer sérieusement l'impact environnemental de ce projet, au lieu d'imposer une concertation superficielle,
conclut Nathalie Beauzemont. En attendant, la question demeure : quel sera l'avenir de la baie de Quiberon face à cette ambition d'énergie renouvelable ? Les habitants, eux, restent vigilants et mobilisés.







