Ce dimanche, le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a promis d'initier dans les jours à venir un arrêté visant à suspendre l'importation de produits contenant des résidus de substances interdites en Europe. Cette décision fait partie d'un ensemble de mesures destinées à répondre à la colère croissante du secteur agricole, s’estimant menacé par la concurrence déloyale et la gestion des normes sanitaires.
Selon Lecornu, des substances comme le mancozèbe, le glufosinate, et le thiophanate-méthyl, souvent retrouvées dans des fruits tels que les avocats, mangues, et raisins en provenance d'Amérique du Sud, ne pourront plus entrer sur le territoire français. Le gouvernement renforcera également les contrôles grâce à une brigade spécialisée, garantissant ainsi le respect des standards de sécurité alimentaire.
Ces annonces interviennent alors que des agriculteurs, mobilisés sur tout le territoire, exigent des solutions concrètes face aux défis posés par les accords de libre-échange, notamment celui du Mercosur. En réaction à ce mécontentement, près de 120 agriculteurs ont manifesté ce week-end à Toulouse pour exprimer leurs préoccupations face aux réglementations en vigueur.
Des experts de l’agriculture, tels que des économistes de l'Agriculture et de l'Agroalimentaire, soulignent que ce retour aux normes plus strictes pourrait donner un coup de pouce aux producteurs locaux. Cependant, la ministre de l'Agriculture, Annie Genevard, a également appelé à une désescalade des tensions, insistant sur la nécessité de retrouver un climat apaisé pour le secteur.
Alors que des actions sont prévues, notamment en Normandie et en Isère, le gouvernement espionne la situation de près, espérant trouver un équilibre entre sécurité alimentaire et soutien à la production locale. Reste à voir si ces mesures seront suffisantes pour apaiser la fureur des agriculteurs, qui déclarent que sans soutien immédiat, leurs moyens de subsistance sont en danger.







