Préparez-vous, l'étang de Goule va connaître une transformation radicale à partir de mi-août. Le Conseil départemental du Cher a prévu d'importants travaux de sécurisation sur ce barrage, édifié en 1838, qui entraîneront une baisse progressive du niveau de l'eau.
Selon les sources, notamment Radio France, l'étang sera en grande partie à sec d'ici mi-novembre, ne conservant qu'une dizaine d'hectares d'eau. La hauteur d'eau sera abaissée d'environ quatre mètres pour permettre l'accès à la vanne de fond. Damiens Schurch, responsable des travaux neufs au Conseil départemental, a déclaré : "La vanne de fond étant défectueuse, notre objectif est de la remplacer pour garantir son bon fonctionnement." Des améliorations sur les dispositifs de mesure et d’auscultation seront également mises en place.
Les poissons, estimés à environ trente tonnes, seront relocalisés dans d'autres étangs, informe Emeric Grunwald de la société AB Pêcheries. Il a ajouté avec une pointe d'inquiétude : "Nous avons beaucoup de carpes et de brèmes, mais les vagues de chaleur pourraient poser problème".
L'étang de Goule, malheureusement envasé, voit des niveaux de cyanobactéries accrus, rendant la baignade impossible et le poisson impropre à la consommation. Didier Brugère, vice-président du Conseil départemental du Cher, a précisé que bien que la purification de l'étang serait idéale, les coûts dépasseraient largement le budget des travaux actuels. "Il faudrait enlever environ 150,000 m3 de vase, ce qui coûterait entre 5 et 6 millions d'euros," a-t-il expliqué.
Les travaux de sécurisation, d'un coût de 680,000 euros, devraient se terminer d'ici mi-février 2027, avec une remise en eau progressive avant l'été. Malgré le fait que l'étang soit dans l'Allier, le barrage est situé dans le Cher. Il attire entre 60,000 et 80,000 personnes chaque année à sa base nautique, ce qui souligne l'importance de ce projet.







