Le nouveau segment du GR 34 entre le centre Hélio-Marin et la pointe du Roselier, à Plérin, s'apprête à être inauguré après cinq années d'interruption dues à l'érosion du littoral. Cependant, cette réouverture cache une histoire marquante impliquant un retraité injustement poursuivi pour avoir tracé un sentier alternatif durant la fermeture.
En effet, durant ces cinq longues années, le chemin emblématique du sentier des douaniers a été inaccessible. Les promeneurs ont été redirigés par une déviation le long de la rue du Roselier, une alternative qui n’a guère séduit les habitants. Beaucoup ont trouvé cette solution bitumée peu attrayante.
Malgré les clôtures et la surveillance de la police locale, de nombreux marcheurs ont continué leur périple sur l'ancien tracé côtier. Certains riverains ont jugé la fermeture excessive et déraisonnable. C’est dans ce contexte qu'un retraité, originaire de Plérin, a décidé de prendre les choses en main.
Lassé d'attendre, un retraité trace un passage alternatif
En mars 2024, cet ancien habitant frustré s'est armé d'une serpe et a minutieusement commencé à débroussailler les chemins oubliés. Son objectif : retrouver un accès au littoral pour les promeneurs. Pendant plus d'un mois, il a œuvré, construisant des escaliers et installant des rampes pour faciliter le passage autour de la zone interdite. Cette initiative a été saluée par plusieurs habitants, ravis de redécouvrir la beauté du littoral.
Néanmoins, la situation a pris un tournant moins favorable.
Convocation au commissariat
La mairie de Plérin a déposé une plainte pour dégradation du milieu naturel. Ce retraité a alors reçu une convocation au commissariat pour expliquer ses actes. Le Conservatoire du littoral a également décidé d'engager des poursuites au tribunal administratif de Rennes, et plusieurs procédures sont en cours.
Dans le même temps, un nouveau tracé officiel du GR 34, qui contourne la zone affectée par l'érosion, est sur le point de s'ouvrir. Ce projet, coûtant plus de 172 000 euros, comprend un dénivelé plus important, au point que certains habitants ont commencé à le surnommer la "piste noire". Cette appellation illustre le mécontentement persistant envers les nouvelles conditions.
Dans un contexte où il est nécessaire de préserver nos côtes tout en permettant l'accès à la nature, cette situation soulève des questions sur l'engagement citoyen et la gestion des espaces naturels. Pour rappel, cette histoire met en lumière un face-à-face entre les aspirations des citoyens et les impératifs administratifs.
Source : ICI Armorique







