Le député Emmanuel Fernandes exprime son désarroi face à la fermeture de l'entreprise de lavage industriel Uzaje à Strasbourg, pointant la responsabilité des sociétés en quête de profits rapides.
Laurent Riche, président de l'Adira (l'agence de développement d'Alsace), qualifie cette période d'"intense transition" pour le secteur automobile. Dans un état des lieux dévoilé récemment, il indique que le groupe Stellantis, lors de sa présentation du 21 mai 2026, fait face à de nombreux défis : entre une croissance stagnante, la flambée des coûts des matières premières et la concurrence accrue de la Chine.
Le plan stratégique de Stellantis annonce une réduction de 20% de ses capacités de production en Europe, tout en s'engageant à préserver l'emploi dans la région. Cependant, il n'y a pas eu d'annonce concernant l'assemblage d'une nouvelle voiture à Mulhouse pour succéder au modèle DS7, dont la production arrive à son terme. Néanmoins, il est précisé que certaines marques emblématiques, comme Peugeot et Fiat, seront mises à l'honneur.
Dans ses déclarations, Riche précise que même si la production de Peugeot se poursuit à Mulhouse, il n'y a pas encore de nouvelles construction planifiée dans l'immédiat. "Nous avons des modèles chinois qui sont fabriqués dans nos usines à Rennes et en Espagne, ce qui peut être une bonne nouvelle pour Mulhouse", affirme-t-il.
Laurent Riche a également eu l'occasion de s'entretenir avec le directeur du site Stellantis de Mulhouse, qui lui a conseillé de rester prudent, tout en ajoutant qu'il y a des raisons d'espérer. "Soyons prudents, mais je croise les doigts. Nous devons encore attendre quelques jours pour voir comment cela évolue", a-t-il déclaré.
Ce contexte souligne l'importance pour l'industrie alsacienne de s'adapter rapidement afin de rester compétitive dans un environnement global en constante mutation, un enjeu crucial pour les emplois locaux et l'économie régionale.







