Selon des sources d'Ici Breizh Izel, un patient identifié comme cas contact de hantavirus à Concarneau est en cours de transfert vers l'hôpital Bichat à Paris, où il sera placé en quarantaine stricte. Ce dernier a transité par le CHU de Rennes.
Le cas contact, un homme originaire de la région parisienne, était en confinement à Concarneau avant de se signaler aux autorités sanitaires. Son souhait de se faire soigner à Paris, afin d'être plus près de sa famille, a été respecté. Bien qu'il ne manifeste actuellement aucun symptôme de hantavirus, lui et les 21 autres cas contacts recensés en France doivent suivre un protocole de quarantaine renforcée conformément aux directives gouvernementales.
Les 22 Français identifiés comme cas contacts se divisent en deux groupes. Le premier comprend huit passagers d'un vol reliant Sainte-Hélène à Johannesburg, où une passagère néerlandaise infectée a succombé à la maladie. Le second groupe contient 14 passagers d’un vol reliant Johannesburg à Amsterdam, qui a également croisé le chemin de cette victime néerlandaise avant son évacuation.
Un virus plus nuisible mais moins contagieux
« Il n'y a rien à craindre, le risque est faible : ce n'est pas un autre Covid », a déclaré Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur de l'Organisation mondiale de la Santé, lors d'une récente déclaration. Bien que l'hantavirus des Andes soit plus mortel, il se transmet de manière bien moins contagieuse, principalement par contact rapproché.
Selon l’ANRS, l'agence autonome de l'INSERM, on estime qu'à l'échelle mondiale, entre 10.000 et 100.000 cas d'hantavirus surviennent chaque année, touchant en particulier l'Asie et l'Europe. En 2025, huit pays américains avaient signalé des cas de syndrome pulmonaire à hantavirus, avec 229 cas recensés et 59 décès. En France, entre janvier et mars 2026, le Centre national de référence des Hantavirus, intégré à l’Institut Pasteur de Paris, a enregistré 19 cas d'infection récente par hantavirus, un chiffre qui reste dans la moyenne mensuelle pour le pays.







