Mercredi, plus de 300 personnes ont défilé à Carcassonne, dans l'Aude, pour s'opposer à l'extrême droite suite à l'élection de Christophe Barthès, maire du Rassemblement National (RN). Les manifestants dénoncent des décisions controversées telles que l'arrêté anti-mendicité et le retrait de subventions cruciales pour les associations locales.
"Carcassonne a basculé aux mains de l'extrême droite mais notre cité doit être le bastion de la résistance", a déclaré Yassine El Kdim, cofondateur du collectif de défense des valeurs républicaines "Nous Carcassonne", qui a émergé après la victoire de Barthès aux municipales, comme le rapporte France 3. Les slogans tels que "Pas de nazis dans notre ville" et "Parce que la violence n'a jamais fait une Cité" illustraient le sentiment de rejet de ces politiques.
Une banderole proclamait "Les menaces, c'est terminé", en réponse aux déclarations du maire, qui avait prévenu que les associations participant à la manifestation seraient susceptibles de se voir retirer leurs subventions. Cette mise en garde a suscité l'indignation parmi les participants, qui sont soutenus par des organisations comme la CGT, la FSU ou encore SOS Racisme.
Depuis son arrivée à la mairie, Barthès a mis en place plusieurs mesures controversées. Outre l'arrêté anti-mendicité, il a également décidé de retirer le drapeau européen du fronton de la mairie et de suspendre des aides financières à des entités telles que la Ligue des droits de l'homme.
Cette mobilisation souligne non seulement une opposition à l'extrême droite, mais également un appel fervent à la solidarité des Carcassonnais pour préserver un avenir basé sur des valeurs de tolérance et d'inclusion.







