Un hommage national a été organisé le 23 avril pour le sergent-chef Florian Montorio, mort le 18 avril dans une embuscade au Liban. Contrairement aux cérémonies habituelles qui se déroulent à Paris, celle-ci s'est tenue à la caserne de son régiment, le 17e régiment du génie parachutiste à Montauban, en présence de la ministre des Armées, Catherine Vautrin, et du général Pierre Schill, chef d'état-major.
Le ministère des Armées a justifié ce choix par le souhait de la famille, indiquant que leur volonté prime toujours. Florian Montorio laisse derrière lui deux filles âgées de 9 et 15 ans et devait retrouver la vie civile dans quelques mois, a déclaré le colonel Jérémy Akil, responsable de son régiment.
Seconde cérémonie en dehors de Paris en quelques jours
La mairie de Montauban a également organisé une « marche silencieuse » le même jour, permettant aux habitants de rendre hommage au soldat. Didier Lallemand, le maire, a encouragé les Montalbanais à se rassembler le long du parcours jusqu'à l'église où une messe a eu lieu, exprimant ainsi leur respect pour celui qui a donné sa vie pour le service.
Ce n'est pas la première fois qu'un hommage national pour un soldat se déroule hors des Invalides. Le récent cas de l'adjudant-chef Arnaud Frion, qui avait été tué au Kurdistan irakien en mars dernier, a également vu sa cérémonie se tenir à Varces (Isère), suivant le souhait de sa famille.
Le président Emmanuel Macron a annoncé la perte d'un autre militaire, Anicet Girardin, touché dans la même embuscade que Montorio, mettant en lumière le risque permanent auquel font face nos forces engagées à l'international.
En conclusion, ces choix soulignent l'importance accordée aux souhaits des proches des militaires, mais interrogent également sur les implications symboliques de ces hommages en dehors des lieux habituels.







