Le 20 avril 2026, l'association L214 a déposé une plainte auprès du parquet de Lorient contre un élevage porcin situé à Kergrist, dans le Morbihan. Cette action fait suite à des révélations alarmantes sur des pratiques de castration sans anesthésie, interdites depuis 2022, qui auraient été filmées à la fin de février. Après une inspection réalisée le 17 avril, la préfecture a mis l'exploitation en demeure de se conformer aux normes de protection animale en vigueur.
Selon les informations rapportées par L214, l'élevage, qui abrite environ 1 000 truies, est accusé de causer des souffrances aux porcelets, abandonnés à des pratiques cruelles telles que les castrations sans soin et le « claquage » au sol pour abattre ceux jugés trop faibles.
« Les images révélées par L214 témoignent d'infractions pénales qui méritent des poursuites pour sévices graves », a déclaré un représentant de l'association.
Inspection par les services de l'État
En outre, L214 souligne que l'élevage ignorerait des cas de truies gravement blessées et laisserait des cadavres en décomposition parmi les animaux vivants. La plainte déposée le 20 avril évoque non seulement des « sévices graves », mais également des demandes d'intervention immédiate des services vétérinaires du Morbihan.
Lors de l'inspection du 17 avril, des irrégularités ont bien été constatées, entraînant une mise en demeure. Cependant, la préfecture a précisé qu'aucun élément ne justifiait en ce sens la fermeture immédiate de l'exploitation.
L214 a également critiqué la coopérative bretonne Eureden, qui, selon elle, continue de promouvoir l'élevage tout en se présentant comme un acteur engagé pour le bien-être animal. Eureden, qui regroupe 485 éleveurs et commercialise plus de 1,3 million de cochons par an, a été interpellée sur sa responsabilité dans le maintien d'un système entraînant une souffrance animale quotidienne.
Demandes de L214
L'association exige de Eureden qu'elle s'engage à adopter des règles minimales de bien-être animal, notamment l'abandon des cages individuelles pour les truies et l'arrêt des mutilations, telles que la castration. En mars 2025, Inaporc, représentant des professionnels de la filière porcine, avait jugé de telles exigences « totalement irréalistes » pour les éleveurs, arguant qu'elles nécessiteraient des réformes d'un coût exorbitant pour le secteur.







