La réserve zoologique de Calviac-en-Périgord a récemment accueilli Aïko (4 ans) et Sokola (2 ans), deux jeunes varis roux de Madagascar, qui se sont installés aux côtés de Tango, un habitué de 26 ans. Cette initiative vise à renforcer les interactions sociales au sein de cette espèce menacée.
Marie Péguchet, soigneuse animalière de la réserve, évoque les débuts quelque peu délicats : « Il y a encore un peu de tension », dit-elle en observant les premières interactions de Tango avec ses nouveaux compagnons. Les tensions semblent plus marquées entre Tango et Sokola, tandis que la relation avec Aïko s'affirme progressivement.
« Depuis la perte de sa sœur Cheryl, décédée en raison d'une maladie, Tango se retrouvait isolé. Il était donc essentiel d'introduire de nouveaux compagnons pour améliorer sa qualité de vie », explique Mylène Sannier, responsable animalière. Aïko et Sokola ont été transférés depuis le parc animalier de Branféré dans le Morbihan, où ils avaient été placés afin d'éviter toute reproduction avec leur mère.
Les premiers jours ont été cruciaux pour favoriser leur acclimatation. Après des semaines d’observation et de familiarisation, les trois lémuriens semblent s'apprécier, se toilettant mutuellement et montrant un appétit sain. « Si l’appétit va, tout va », assure Marie Péguchet, pointant les signes positifs d’une harmonie naissante.
« Ils montrent des signes d’entente. Ils se font le toilettage et mangent bien »
Élevage conservatoire
En parallèle, la réserve s'engage dans un effort de conservation en accueillant une famille de six visons d'Europe, une espèce en danger critique. Selon Romain Dieudé, soigneur animalier, « il est impératif de protéger ces animaux et de travailler à leur réintroduction dans la nature ». Leurs comportements sont minutieusement observés à travers des caméras installées dans un espace d'élevage dédié, afin de maximiser leurs chances de reproduction.

Depuis son ouverture en 2008, la réserve de Calviac-en-Périgord œuvre à la conservation de petites et moyennes espèces protégées. Avec 200 animaux de 45 espèces différentes, ce parc ne se contente pas d’éduquer le public : chaque visite permet de financer des actions de préservation à l'échelle mondiale, y compris des initiatives éducatives à Madagascar.







