Laurent Abergel, capitaine emblématique de l'équipe, est devenu un pilier du FC Lorient à 33 ans. Son parcours illustre l'évolution vers le haut niveau du club. Mais c'est surtout Loïc Féry qui, depuis 2009, façonne le destin des Merlus. En prenant la présidence à 35 ans, il avait un objectif en tête : créer un lien fort entre le club et sa ville. "Depuis longtemps, j'avais cette idée en tête, inspiré par mon père dans le handball amateur, qui était un fervent fédérateur d'horizons", raconte-t-il.
Un tournant important de sa présidence reste la prolongation de l'entraîneur Christian Gourcuff, qui a marqué les esprits, mais a également créé des dissensions. Depuis, Loïc Féry a souhaité professionnaliser le club, soulignant que le FC Lorient se transformait : "À mon arrivée, la structure était rudimentaire. Aujourd'hui, nous sommes dotés d'un centre d'entraînement de qualité, le Kerlir."
Une saison inoubliable
La septième place au classement en Ligue 1, un record pour le club, constitue une belle réussite pour Loïc Féry, qui souhaite pérenniser la franchise dans l'élite du football français. "Nous avons su mobiliser l'équipe autour de cette échéance significative. C'est symbolique de rester en Ligue 1 pour célébrer notre centenaire", souligne-t-il. Cependant, la douleur des descentes passées à un but près pèse toujours : "C'est un regret que nous portons. Mais ces défis nous rendent plus résilients", ajoute-t-il.
Un avenir sous pavillon américain
Le centenaire du club est également marqué par un changement significatif dans sa structure. Le 28 janvier 2026, le FC Lorient devient entièrement détenu par Black Knight Football Club, une évolution qui suscite des réactions mitigées parmi les supporters. "Cette évolution est nécessaire dans le contexte actuel, afin de rester compétitifs. Malgré ce changement, nous devons garder notre identité", insiste Loïc Féry.
Face à cette transition, les fans ont des sentiments partagés. Certains s'inquiètent de la perte d'authenticité du club face aux enjeux financiers croissants. Toutefois, Loïc Féry reste convaincu qu'un équilibre entre nouvelles ressources et tradition lorientaise est possible, mais il reste à voir si les résultats lui donneront raison à l'avenir.







