Le passage de la limitation de vitesse de 90 à 70 km/h, effectif depuis le 12 janvier 2026, a provoqué une véritable avalanche de flashs sur le pont de l'Iroise. Selon ICI Breizh Izel, près de 3 800 infractions ont été enregistrées en seulement deux mois, un chiffre impressionnant qui révèle une multiplication par dix des excès mesurés entre décembre et février.
Les automobilistes semblent avoir du mal à s'adapter à cette nouvelle régulation. La décision, prise par le préfet du Finistère, a été mise en place pour des raisons de sécurité routière, particulièrement à cette entrée de la métropole. "Je préférerais qu'il y ait zéro excès, mais l'objectif est d'améliorer la sécurité", a expliqué le sous-préfet de Brest, Jean-Philippe Setbon. Il a également souligné qu'aucun accident n'a été signalé depuis la mise en place de cette mesure.
Des chiffres révélateurs
Le radar du Relecq-Kerhuon a connu une montée en flèche : 861 flashs en seulement six jours après sa réactivation, un total atteignant 1 807 flashs en février, soit près de 65 infractions quotidiennement. En mars, 1 112 conducteurs ont également été pris en flagrant délit, portant le total à 3 780 infractions sur les deux premiers mois, contre seulement 391 durant les mois précédents.
Ce renforcement des contrôles s'inscrit dans une stratégie plus large, incluant une régulation par signalisation au rond-point de Kergleuz pour fluidifier le trafic. Cependant, le sous-préfet a précisé qu’il n'y aurait pas de retour à la vitesse antérieure. Cette mesure a pour but d’établir un cadre de sécurité plus strict, et les chiffres soulignent son efficacité dans l'amélioration de la sécurité routière, selon des experts en sécurité.
Les radars automatiques comme celui-ci, qui ont rapporté 889 millions d'euros à l'État en 2024, sont essentiels dans la lutte contre l'insécurité routière. Selon le projet de loi de finances, 693 millions d'euros sont anticipés pour 2026, avec près de 80 % de ces ressources allouées à la sécurité routière.







