Au cœur du Moyen Âge, une simple flûte et quelques gorgées de vin sont à l'origine d'une expression encore utilisée aujourd'hui : 'boire à tire-larigot'. Cette locution évoque une scène de convivialité où la musique et la boisson s’entremêlent.
Olivier Basselin et les chansons de taverne
Vers 1460, à Vire en Normandie, Olivier Basselin, foulon de métier, mène une double vie. Le jour, il travaille le drap, mais dès la tombée de la nuit, il trouve refuge dans les tavernes où il compose des chansons populaires, connues sous le nom de Vaux-de-Vire, ancêtres des vaudevilles. Ses mélodies, chantées de vive voix, abordent des thèmes universels comme le vin, les femmes et la moquerie, parfaits compagnons pour les soirées animées. C’est dans cette atmosphère festive que l’expression 'boire à tire-larigot' prend tout son sens.
Une origine entre cloche et flûte
Longtemps, on a pensé que cette expression provenait de la cathédrale de Rouen et de sa fameuse cloche la Rigaud, dont le poids de 10 tonnes exigeait un effort de taille. Selon la tradition, les hommes qui tiraient la cloche auraient eu recours au vin pour se donner du courage. Cependant, plusieurs linguistes, tels que ceux évoqués par l'Université de Caen, penchent pour une interprétation différente. Le 'larigot' désigne une petite flûte médiévale, et 'tirer' peut également signifier puiser du vin au fût. Dans l'argot populaire, 'flûter' signifie boire. Ainsi, l'image d'une consommation continue, semblable à la manière dont un musicien joue, se dessine naturellement.
Stéphane Bern, voyage dans le temps
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