Des cocktails Molotov ont été découverts dans le domicile d'un homme projetant d'attaquer Nerdeen Kiswani, militante américaine basée à New York. Cette dernière, régulièrement ciblée par des groupes pro-israéliens sur les réseaux sociaux, a annoncé que le FBI avait empêché une tentative d'assassinat contre elle.
« Tard la nuit dernière, la Force opérationnelle de lutte contre le terrorisme du FBI m’a informée qu’un complot visant à attenter à ma vie était sur le point de se produire », a déclaré Kiswani sur X. Une opération policière a eu lieu à Hoboken, au New Jersey, où un homme a été arrêté avec des engins incendiaires.
Le bureau du procureur fédéral du New Jersey a indiqué que l'individu, identifié comme Alexander Heifler, âgé de 26 ans, fait face à des accusations de « détention et fabrication illégales d’engins destructeurs ». Selon les autorités, le suspect prévoyait d’utiliser ces cocktails Molotov contre la maison d’une autre personne, dont la militante. D’après The New York Times, huit cocktails Molotov ont été découverts dans son appartement.
un climat de « violences »
Nerdeen Kiswani est la directrice de l'organisation Within Our Lifetime, qui joue un rôle majeur dans l’organisation de manifestations en soutien à la Palestine, notamment durant les conflits à Gaza. Elle fait régulièrement l’objet d’attaques en ligne de la part de groupes pro-israéliens.
Elle a récemment intenté une action en justice contre la branche américaine du Betar, un groupe juif international de droite, qu’elle accuse d'avoir incité à la cyberharcèlement à son encontre.
« Depuis des mois, des organisations sionistes comme Betar et des élus comme Randy Fine alimentent un climat de violence contre ma famille et moi. Je continuerai à défendre le peuple palestinien », a-t-elle écrit sur X.
Randy Fine, élu républicain de Floride, a récemment provoqué un tollé en suggérant des choix « entre les chiens et les musulmans », en réponse à un post de Kiswani qu’elle avait par la suite expliqué comme étant ironique.
Le Conseil des relations américano-islamique (CAIR) a qualifié cette affaire de « révélateur d'un climat de harcèlement et de menaces croissantes » contre ceux qui prennent la parole sur les droits des Palestiniens. Cette situation soulève des inquiétudes quant à la sécurité de ceux qui militent pour la justice sociale.







