Téhéran (AFP) – L'Iran a déclaré mercredi qu'il était prêt à engager une guerre prolongée, douze jours après le début des attaques conjointe américano-israéliennes, alors que l'ancien président Donald Trump exprime sa volonté de "terminer le boulot".
Ce conflit régional pose un risque sérieux pour l'approvisionnement pétrolier mondial, le trafic dans le détroit d'Ormuz, un passage crucial, étant presque à l'arrêt.
Avec la montée des prix du pétrole, Donald Trump a annoncé que les États-Unis prélèveraient "un peu" de pétrole de leurs réserves stratégiques dans le but d'influer sur le marché. En parallèle, les 32 pays membres de l'Agence internationale de l'énergie (AIE) ont convenu de libérer un volume record de 400 millions de barils pour atténuer les répercussions de la situation au Moyen-Orient, comme révélé par Le Monde.
La première semaine du conflit a coûté aux États-Unis plus de 11 milliards de dollars, selon des sources du New York Times.
"Pas partir avant l'heure"
Trump a émis des avis contradictoires sur la durée du conflit, affirmant que la guerre se terminerait "bientôt" tout en déclarant lors d'un meeting dans le Kentucky : "Nous ne voulons pas partir avant l'heure, n'est-ce pas? Nous devons finir le boulot, non?" sans préciser quels objectifs étaient visés.
Israël, cœur de l'alliance américano-israélienne, a également assuré qu'il disposait encore d'un "vaste réservoir de cibles" et qu'aucune limite de temps n'accompagnait ses frappes.
Face à cela, les Gardiens de la Révolution iraniens ont promis une campagne prolongée pour défendre leur territoire, menaçant de rendre la guerre d'usure "capable de détruire l'ensemble de l'économie américaine ainsi que celle du monde", selon Ali Fadavi.
Crainte d'un détroit miné
Les frappes de représailles iraniennes inquiètent les pays du Golfe, avec des agences de conseil comme Deloitte et PwC évacuant leurs bureaux à Dubaï en raison de menaces croissantes.
Deux drones se sont écrasés près de l'aéroport de Dubaï, blessant quatre personnes, et Téhéran a prétendu avoir attaqué deux navires dans le détroit d'Ormuz. Trump a cependant rassuré la presse en affirmant qu'une "grande sécurité" serait bientôt rétablie dans cette zone, cruciale pour un cinquième de la production mondiale de pétrole.
Le Conseil de sécurité de l'ONU a appelé à "la cessation immédiate" de ces attaques, tandis que les frappes conjuguées israéliennes continuent d'affecter le Liban, avec des rapports de 634 morts et plus de 800.000 déplacés depuis le début des hostilités.
Dans un contexte d'incertitude, Emmanuel Macron a salué le déblocage de barils comme "un signal clair" pour faire face à la montée des prix, cependant, à 92,01 dollars le baril, ces inquiétudes demeurent palpables dans plusieurs pays, y compris la Grèce, qui a dû plafonner les marges sur les carburants.
Ce climat de tension reste ainsi au cœur des préoccupations géopolitique et économique, affectant tant les acteurs régionaux que la scène internationale.







