Abbas Araghchi a exprimé ses préoccupations depuis Saint-Pétersbourg, accusant les États-Unis de l'échec des discussions au Pakistan. Il a pris l'avion pour la Russie ce matin afin de rencontrer le président Vladimir Poutine.
"Il était crucial d'évaluer la situation. L'attitude des Américains a entravé le dernier cycle de pourparlers d'atteindre ses objectifs, malgré des avancées", a-t-il déclaré.
Dans cette même allocution, le chef de la diplomatie iranienne a critiqué "l'approche inappropriée" et les "exigences excessives" des États-Unis. Trois semaines après la cessation des hostilités, Moscou demeure un allié important de l'Iran.
Annulation du déplacement à Islamabad
Le précédent samedi, Donald Trump a déclaré lors d'interviews accordées à des médias américains, ainsi que sur son réseau Truth Social, que le déplacement de ses émissaires, Steve Witkoff et Jared Kushner, pour des discussions avec l'Iran au Pakistan, était annulé.
"Je ne vois pas l'intérêt de les faire faire un vol de 18 heures dans le contexte actuel des négociations. Cela semble trop long. Une simple conversation téléphonique serait tout aussi efficace", a-t-il affirmé à Fox News et à Axios.
Les États-Unis ont prolongé ce jours-ci une trêve avec l'Iran, qui a débuté le 8 avril en réaction aux frappes israélo-américaines sur l'Iran opérées depuis le 28 février.
L'Iran propose un plan de négociations
D'après l'agence de presse Tasnim, affiliée aux Gardiens de la Révolution, l'Iran a transmis un plan de négociations en trois phases aux Américains via le Pakistan, dans le but de surmonter l'impasse née du rendez-vous manqué à Islamabad.
La première phase concerne un accord de cessez-le-feu total, avec des garanties de non-renouvellement des hostilités, tant en Iran qu'au Liban. Si cet accord est atteint, les discussions pourront aller vers la deuxième phase : la gestion du détroit d'Ormuz. "Une coordination sera envisagée avec la partie omanaise pour établir un nouveau cadre juridique", indique Tasnim.
La troisième phase abordera les négociations entourant le nucléaire iranien et l'enrichissement d'uranium. Cependant, le président Trump a toujours fait du nucléaire son thème principal de négociation, refusant toute discussion tant que l'Iran ne renonce pas à ses ambitions nucléaires.
Pour l'heure, il n'est pas clair si les États-Unis engageront des négociations basées sur cette nouvelle proposition iranienne.







