En juin 2015, la ville d'Angoulême a été marquée par la perte tragique de Logan, un adolescent de 13 ans, qui a plongé dans le deuil après une chute mortelle depuis le toit d'une friche industrielle en ruine. Les propriétaires des Chais Montaigne, un site vétuste, ont été condamnés à 30 000 euros d'amende pour homicide involontaire, mais en appel, le parquet général a demandé une augmentation de cette peine à 50 000 euros.
Devant la cour d'appel de Bordeaux, l'avocate générale a insisté sur la responsabilité des auteurs, un buraliste espagnol et un promoteur français établi en Irlande, qui sont accusés d’avoir négligé les mesures de sécurité nécessaires. Le site, devenu un terrain de jeu dangereux pour les jeunes graffeurs et skateurs, présentait de nombreuses anomalies visuelles, comme des accès non sécurisés et des bâtiments en décomposition.
Lors de l'audience, la présidente de la cour, Cécile Ramonatxo, a interrogé le promoteur sur son inaction après avoir obtenu un permis de démolir. Il a reconnu avoir privilégié des intérêts financiers et affirmé qu'il ne soupçonnait pas le danger posé par la structure. Une position contestée par des experts, qui soulignent que cette situation aurait pu être évitée.
La mère de Logan, qui s'est constituée partie civile, a exprimé sa colère face à l'inaction des propriétaires, rappelant qu'une mise en demeure leur avait été envoyé par la mairie six mois avant l'accident. Selon son avocat, Maître Lionel Béthune de Moro, des décisions claires du Conseil d'État qualifient cette friche comme un danger public.
Congruent avec ces préoccupations, plusieurs sources médiatiques locales rapportent que Logan se rendait à la piscine avec ses amis lorsqu'il a décidé d'explorer cet ancien site. Sa chute de dix mètres a entraîné des conséquences tragiques pour sa famille et une prise de conscience quant à la sécurité des sites en friche.
Un témoignage poignant de la mère de Logan révèle une lutte permanente pour sécuriser les lieux de jeux, dénonçant des années d'inaction face à un danger connu. Par ailleurs, l'avocate générale a souligné la négligence des propriétaires. "Ils étaient informés des risques et n'ont pas agi", a-t-elle déclaré, appelant à une plus grande responsabilité dans la gestion de ces espaces abandonnés.
La décision du tribunal est attendue pour le 27 mai, et les yeux de la communauté sont tournés vers cette affaire qui soulève des questions critiques sur la sécurité publique et les responsabilités des propriétaires.







