Les pompiers poursuivent leurs évaluations à Bouloire, square de la Conterie, après une explosion survenue ce lundi 2 mars, qui a blessé deux personnes, dont une femme de 70 ans évacuée d'urgence vers le CHU d'Angers. Six des trente logements touchés sont pour l'heure jugés non habitables.
L'onde de choc de l'explosion, qui s'est produite vers 13 heures, a été si forte qu'elle a causé des dommages considérables, rendant deux maisons complètement éventrées et trois autres potentiellement à risque. "Les résidents de ces logements ne peuvent toujours pas rentrer chez eux en toute sécurité", a affirmé Valérie Bourcier, porte-parole de Podeliha, le bailleur social en charge des lieux.
Les sinistrés ont été relogés temporairement chez des proches ou dans des hôtels, selon leur situation personnelle. Un des logements affectés servait de salle dédiée à la vingtaine d'ouvriers travaillant sur un projet de rénovation thermique qui a débuté en février dernier.
Dans l'attente des expertises sur la solidité du bâti
Les résultats des expertises en cours n'ont pas encore été révélés. "Nous sommes en phase d'analyse pour évaluer la structure des bâtiments environnants", a indiqué le colonel Arnaud Gras, commandant des opérations de secours pour le SDIS 72. Les autorités doivent encore déterminer l'avenir de ces logements. La situation demeure préoccupante pour les victimes, qui doivent faire preuve de patience face à cette incertitude.
Des chercheurs de l’Université du Maine suggèrent que cette tragédie souligne l'importance de la disponibilité en matière de sécurité en construction, et l'expert en bâtiment, Jean-Pierre Lafont, avertit : "De telles incidents doivent nous alerter sur l'état des installations dans nos habitations, notamment celles en rénovation. Il est crucial d'assurer une communication adéquate au sein des communautés affectées pour préserver leur sécurité et leur santé." Le chemin vers la réhabilitation semble long et semé d'embûches pour les résidents de Bouloire.







